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S'inspirer pour transformer

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pollution de l'air intérieur : des données personnalisées facilitent les changements de comportement
03.07.20

Une expérimentation menée en Ile-de-France par la DRIEE et l'équipe #sciencescomportementales de la DITP, avec l'appui de l'Agence d'Innovation Comportementale, a montré que l'installation de capteurs de pollution intérieure dans des foyers franciliens a rendu lisible les effets néfastes du chauffage au bois sur leur environnement direct et leur santé. La mise à disposition de ces données personnalisées auprès de chaque foyer concerné a facilité les changements de comportement pour des pratiques de chauffage plus éco-responsables.

Laurianne Vagharchakian, chèfe de projet "Sciences comportementales" à la DITP nous présentent les principaux enseignements du rapport final de l'expérimentation qui vient d'être publié.

3 enseignements clés à retenir pour cette expérimentation autour de l'approche comportementale conduite avec la Direction régionale et interdépartementale de l'énergie et de l'environnement (Île-de-France) :

 

L’utilisation de données personnalisées permet de basculer de l’intention à l’action

"Le principal enseignement est que lorsque les personnes ont une information générique sur les effets néfastes du chauffage au bois sur la santé, beaucoup changent leur perception sur ce mode de chauffage mais très peu vont changer leur comportement. Ce qui permet un basculement de l’intention à l’action, c’est l’utilisation de capteurs qui donnent à voir les données de son foyer, les effets de sa consommation et comment ces effets évoluent positivement d’une semaine sur l’autre. Dans le cadre de cette expérimentation, sans cette personnalisation, il n’y a pas d’effet en termes de politique publique."

Nous avons observé scientifiquement les effets de chaque modalité de communication

"On a mesuré avec un capteur la pollution intérieure chez les ménages participant à l’expérimentation. Avec le prêt d’un capteur à chaque foyer participant à l’expérimentation, nous avons observé scientifiquement les effets de chaque modalité de communication en relevant objectivement la pollution de l’air intérieur chez chaque groupe volontaire. Ce qui est très intéressant dans notre étude, c’est qu’on a pu évaluer de manière scientifique un système de communication vers les usagers."

Des effets positifs sont aussi possibles dans d’autres domaines, comme celui de la santé

"Ces idées de personnalisation d’un point de vue environnemental sont tout à fait pertinentes. Le prêt de capteurs est exploré par d’autres acteurs. Il y a, par exemple, l’initiative « Respirons mieux » dans le XXème arrondissement de Paris. On peut donc imaginer qu’à l’avenir, l’Etat et des collectivités mettent au point ensemble des prêts de capteurs pour que chacun puisse constater sa propre « production de pollution ». Des effets positifs sont aussi possibles dans d’autres domaines, comme celui de la santé. Plus on donne des informations personnalisées, plus la personne a les moyens d’adapter son comportement. Libre à elle de le faire ou pas mais elle dispose, au moins, d’une sorte de gouvernail."

 

En savoir plus sur le projet

Lire le rapport de diagnotic et le rapport final

La synthèse pour aller plus vite

contact : sciencescomportementales.ditp@modernisation.gouv.fr

 

Le témoignage de Baptiste Lorenzi,

adjoint au chef de service Energie et Climat et chargé du projet pour la direction régionale et interdépartementale de l'Environnement et de l'Énergie (DRIEE)

 

 

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