« L’Assistant » IA : bilan de l'expérimentation menée auprès des agents

Enquête Publié le 16 juin 2026 · Mise à jour le 16 juin 2026

  • Transformation numérique

  • Sciences Comportementales

75% des agents publics jugent « l’Assistant » utile pour leur métier. Retour sur cette expérimentation menée par l’équipe Sciences comportementales de la DITP.

A la demande de David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics, « l'Assistant » a bénéficié d'un vaste programme d'expérimentation. Cela a donné lieu à une première enquête en avril 2026, complétée par une étude intitulée « Expérimentation de l’Assistant IA dans la fonction publique : évaluation pilote des usages, perceptions et impacts » réalisée par l'équipe Sciences comportementales de la DITP. Sa synthèse est par ailleurs reprise dans le dossier de presse « Notre IA - Une IA utile, humaine et souveraine pour les services publics » publié le 16 juin 2026.

Dix mois d'expérimentation à grande échelle

Avant sa généralisation, « L’Assistant » a été testé pendant dix mois par 10 000 agents au sein de six ministères pilotes (Justice, Finances, Éducation nationale, Culture, Enseignement supérieur et Recherche, Services du Premier ministre). L'enjeu de cette phase pilote consistait à évaluer l'outil sur des missions quotidiennes et transverses : le résumé de rapports, la reformulation de notes, l'extraction d'informations ou encore la traduction de textes.

Pour analyser rigoureusement ces usages, le pôle Sciences comportementales de la DITP a mené une évaluation scientifique d'envergure en étroite collaboration avec la DINUM, les ministères partenaires et un consortium de chercheurs (LaborIA-Inria, INSA Rennes, CNRS). Cette démarche s’est appuyée sur le croisement de plusieurs méthodologies : des milliers de réponses à des questionnaires nationaux, une vingtaine d'entretiens qualitatifs et trois focus-groups expérimentaux.

Des résultats prometteurs : gains de temps, qualité améliorée et forte adhésion

Les chiffres clés issus de ces travaux de recherche, confirment des bénéfices réels :

  • Utilité métier : 75% des agents considèrent l'outil utile pour leur métier ;
  • Adhésion : 65% d'entre eux le recommanderaient spontanément à un collègue ;
  • Souveraineté : 56% déclarent avoir réduit leur recours à des solutions non souveraines dans leur cadre professionnel.

De plus, les focus-groups expérimentaux mettent en évidence des gains de temps de l'ordre de 12% sur les tâches de rédaction et jusqu'à 16% sur les tâches de synthèse documentaire, accompagnés d'une amélioration de la qualité des productions évaluées à l'aveugle. L'étude confirme ainsi la stratégie de l'État : déployer un assistant généraliste commun pour les tâches quotidiennes, tout en développant des outils dédiés pour les expertises métiers très spécifiques.

Bâtir la transformation publique avec et pour les agents

En mesurant objectivement l'appropriation, les gains de temps et l'adhésion des agents, cette étude fournit les repères indispensables pour réussir le passage à l'échelle de « L'Assistant ». Elle démontre de manière concrète que la transformation numérique de l'État se construit d'abord avec et pour celles et ceux qui l'utilisent au quotidien.

Par ailleurs, ces deux études confirment que l'intelligence artificielle, lorsqu'elle est souveraine, sécurisée et adaptée aux besoins réels, devient un véritable allié du service public au quotidien. Ces travaux tracent ainsi la voie d'une transformation publique moderne, humaine et parfaitement lucide face aux défis technologiques de demain.

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