Campus de la transformation : un centre de ressources dédié au développement des compétences des agents publics

Vidéo Publié le 21 mars 2025 · Mise à jour le 20 juillet 2026

  • Innovation publique

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Revivez en replay le 14e « Rendez-vous de la DITP » qui s'est tenu le 18 mars 2025, un temps d'échange mensuel et interactif, sur le Campus de la transformation.

Les rendez-vous de la DITP
[Replay] Campus de la transformation publique, le centre de ressources au service des agents publics

[Replay] Campus de la transformation publique, le centre de ressources au service des agents publics

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Bonjour à toutes, bonjour à tous. Merci d'être avec nous pour ce nouveau rendez-vous de la DITP consacré au Campus de la transformation, le centre de ressources et de formation au service des agents publics. Je vous prie de nous excuser pour ces quelques minutes de retard.

Vous nous suivez sur la plateforme Livestorm. Vous avez aussi la possibilité de nous suivre sur Acteurs Publics TV. Vous tapez "Acteurs Publics" si vous avez des soucis de connexion. Vous pouvez aussi bien sûr nous suivre en replay. Vous aurez toute une série d'informations complémentaires sur le Campus de la transformation.

On en parle jusqu'à 11h avec mes différents invités. On vous présente le Campus, son offre de services, et puis on mettra en avant des cas d'usage, si je puis dire, des expériences très abouties. Mais d'abord, la parole à vous deux. Grégoire, bonjour.

[Grégoire Tirot, Chef du service Innovation publique et participation citoyenne à la DITP]
Bonjour.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Chef du service Innovation et participation citoyenne à la DITP. Ravi de vous retrouver, vous venez régulièrement sur notre plateau, on en est très heureux. Soulmaz Alavinia, bonjour.

[Soulmaz Alavinia, Cheffe de pôle Campus de la transformation à la DITP]
Bonjour.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Ravi de vous accueillir. Vous êtes cheffe du pôle Campus de la transformation à la DITP. Vous connaissez toutes et tous qui nous regardez les règles du jeu : à la droite de vos tablettes, de vos écrans, vous avez la possibilité de poser des questions. Les onglets questions, les onglets chat, n'hésitez pas.

Première question, je me tourne vers vous, Grégoire. Grégoire Tirot, est-ce que vous pouvez nous rappeler ce qu'est le Campus de la transformation ? À quel besoin répondait-il lors de son lancement ?

[Grégoire Tirot, Chef du service Innovation publique et participation citoyenne à la DITP]
Alors, le Campus de la transformation, c'est un programme qui vise à enrichir quelque part le logiciel de compétences des agents publics pour qu'ils soient en capacité de construire une action publique plus efficace, également plus simple, et de conduire des projets de transformation.

Et donc on l'a conçu à la DITP comme une forme de centre de ressources et de formation de référence auquel tous les agents publics peuvent se tourner dès lors qu'ils veulent transformer la manière d'agir au quotidien, porter un projet ou diriger une direction, une structure publique. Donc cela a vocation à permettre à 5 millions d'agents publics de pouvoir apprendre à construire et à fabriquer différemment l'action publique au quotidien.

C'est vraiment un programme de diffusion et, finalement, la possibilité d'incarner ce principe de mutabilité qui est au cœur du service public : donner les outils aux agents publics pour être acteurs de la transformation publique, pour libérer l'énergie publique. Il ne suffit pas de faire de l'injonction, encore faut-il pouvoir outiller les agents publics pour qu'ils soient en capacité de le faire.

C'est l'objectif du Campus de la transformation, qui est un programme à la fois dans le réel, puisque ce sont des programmes de formation en présentiel, mais aussi via un outil numérique qu'on a lancé en fin d'année 2024 sur modernisation.gouv.fr. Vous y trouverez beaucoup de choses qui pourront vous aider. Derrière tout ça, en fait, on a deux grands enjeux au-delà d'outiller les agents publics.

C'est un enjeu d'efficacité de l'action publique pour le citoyen. Ça, je l'ai déjà évoqué. Finalement, ce Campus va permettre d'accélérer la transformation publique à tous les étages et à tous les niveaux, mais aussi de sécuriser la réussite des projets de transformation en ayant les compétences et les outils qui permettent de fabriquer quelque chose qui fonctionne pour de vrai.

Le second enjeu aussi derrière tout ça, c'est un enjeu d'autonomie et d'économie. Finalement, on est dans un moment où on a besoin d'être très sobres en matière de dépenses publiques. Et donc, tout ce qu'on apprend, tout ce qu'on internalise en termes de compétences, c'est autant de choses qu'on ne demandera pas à quelqu'un d'extérieur, à un prestataire. Et donc ça permet finalement de se donner l'autonomie, la capacité à mener soi-même le projet de transformation.

Il y a eu des débats après la période Covid sur ce sujet-là. Et donc ce programme vise quelque part à répondre à ce sujet capacitaire, d'internalisation des compétences de l'État.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Merci beaucoup. Vous êtes plus de 1 200 personnes inscrites à nous suivre ce matin sur la plateforme Livestorm. Si vous avez des soucis de connexion avec la plateforme, ça peut arriver. Vous pouvez suivre également cet échange qui est diffusé en direct sur Acteurs Publics TV.

Beaucoup de questions, des dizaines de personnes s'interrogent sur l'offre de services. Alors ça fait partie des enjeux qu'on avait calés ensemble. Rappelez-nous votre offre de services, vos missions, vos objectifs.

[Grégoire Tirot, Chef du service Innovation publique et participation citoyenne à la DITP]
Alors, les trois grands objectifs du point de vue des agents publics qui sont associés à ce programme Campus de la transformation : d'abord, c'est effectivement de former aux méthodes et aux outils de la transformation publique. Donc ça c'est un premier point qui est assez clair, parce que mener un programme de transformation n'est pas quelque chose qu'on apprend nécessairement en formation initiale quand on est agent public.

Le deuxième objectif, c'est finalement, par cet apprentissage via des modules de formation ou via le portage de projets, de diffuser une culture d'innovation et de changement dans l'administration. Derrière tout ça, derrière cette capacitation des agents, il y a l'espoir de pouvoir amener un changement de culture au sein de l'administration, de libérer l'énergie, de prendre des risques, de porter des projets plutôt que d'appliquer des circulaires et d'être sur cette culture de la norme et des moyens descendants.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Exactement.

[Grégoire Tirot, Chef du service Innovation publique et participation citoyenne à la DITP]
Et derrière tout ça aussi, le troisième grand objectif du Campus, c'est d'essayer de rassembler justement cette communauté d'agents publics qui sont soit experts, soit ambassadeurs de l'innovation et de la transformation publique, pour les mettre en réseau et faire en sorte qu'ils puissent davantage rayonner et diffuser ces compétences.

Derrière ces trois grands objectifs, on a une offre de services qui est à double détente, je dirais. Il y a d'abord, plus classiquement, l'accès à des formations en présentiel ou en distanciel via des modules de formation en ligne. Et ça c'est peut-être la partie la plus originale de ce Campus de la transformation.

Il y a une seconde fonctionnalité qui est la possibilité d'être accompagné par des experts, par des structures d'innovation et de transformation quand on est un agent public qui porte un projet de transformation. Puisque, au-delà de ces formations — on a 9 formations en ligne, je vous invite à les regarder, on a aussi une quinzaine de formations en présentiel —, on a des communautés de réseaux d'experts qui sont présentées sur le site du Campus de la transformation publique et qu'on peut contacter si jamais on porte un projet.

Si je suis un agent public, et que mon chef me donne instruction de porter tel projet alors que je n'ai jamais été formé, on peut essayer de contacter un laboratoire d'innovation. Donc on a le réseau des 136 laboratoires d'innovation publique qui sont référencés sur le site, et on peut les contacter. Si on est un peu plus avancé, qu'on sait qu'on a un besoin particulier en facilitation, en codéveloppement, éventuellement en design, on peut faire une demande via un petit formulaire en ligne et nous, on va essayer d'apparier le besoin avec la demande.

Si j'ai besoin d'un facilitateur à Besançon, j'ai besoin d'un animateur en codéveloppement à Marseille, on va essayer d'apparier le besoin et la demande à la main à ce stade. On verra comment on pourra progresser dans les prochains mois pour faire en sorte qu'on soit sur une logique, non pas seulement de formation, mais de formation mise en pratique.

Ce qui est très important pour nous, c'est que cet apprentissage soit, comme les Anglais disent, fait selon l'approche "learning by doing" (l'apprentissage par l'application). Et pour nous, c'est très important, parce qu'on peut apprendre, se former, mais si on n'utilise pas ce qu'on a appris, ça reste de la culture générale. C'est comme si on s'était enrichi soi-même, on n'apportera pas la transformation à l'administration. Donc il faut pratiquer pour réussir à intégrer ces compétences.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Merci beaucoup. Beaucoup de réactions. Il y a une question sur le CNFPT. On donnera la parole au CNFPT dans un instant. "Comment peut-on faire des immersions au sein du Campus ?" On va y répondre au gré des tables rondes et, encore une fois, dans les replays vous verrez, on mettra un certain nombre de liens expliquant et détaillant aussi ces enjeux.

Question sur le bilan aujourd'hui : quel bilan faites-vous des actions du Campus de la transfo ? Quels sont les impacts ? Quels sont les résultats, peut-être tous les deux ?

[Grégoire Tirot, Chef du service Innovation publique et participation citoyenne à la DITP]
Alors, je démarre, puis Soulmaz... Je commence. Oui. Alors au moment du lancement, on a essayé de regarder l'audience de nos modules de formation en ligne, on ne l'avait jamais fait. On s'est rendu compte qu'il y avait 53 000 participants sur les cinq modules de formation qui étaient donc à disposition en 2024.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Ce qui est énorme.

[Grégoire Tirot, Chef du service Innovation publique et participation citoyenne à la DITP]
D'ailleurs, la moitié des participants viennent de la fonction publique territoriale. Je crois que vous en parlerez tout à l'heure. Donc, on a 26 000 heures de formation en ligne réalisées. Et puis, en compilant toutes les formations qu'on réalise à la DITP, on s'est rendu compte qu'on avait formé plus de 1 300 personnes au cours des deux dernières années en présentiel également.

Donc on ne part pas de zéro et, en fait, la mise en ligne de la partie numérique du Campus de la transformation va nous permettre d'accélérer la diffusion puisque, comme je l'ai dit tout à l'heure, on vise 5 millions d'agents publics. On part de 53 000, donc on a un petit peu de marge. Mais on note déjà que depuis le lancement en janvier, en deux mois et demi, on a 6 000 personnes qui se sont inscrites sur Mentor, la plateforme de diffusion pour les agents de l'État, à nos modules de formation.

Sachant qu'on est passé aussi de 5 à 9 modules en ligne. Donc on a largement enrichi l'offre. On espère de meilleurs résultats encore, notamment grâce à la diffusion de cette émission. Il va y avoir un boom d'inscriptions peut-être.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Juste une question sur fonctionnaire ou contractuel, vous faites les deux ou ?

[Soulmaz Alavinia, Cheffe de pôle Campus de la transformation à la DITP]
Bien sûr, c'est accessible à tous les agents publics, quel que soit le statut, quel que soit, tu l'as dit Grégoire, le corps, le grade. Effectivement tout agent, tout manager, tout chef de projet en transformation publique et évidemment les trois versants de la fonction publique.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Donc oui, sur l'impact, vous vouliez ajouter quelque chose peut-être sur les résultats, Soulmaz Alavinia ?

[Soulmaz Alavinia, Cheffe de pôle Campus de la transformation à la DITP]
Oui, je veux dire qu'effectivement, on a aussi des formations présentielles. Depuis le mois de janvier, on a formé environ 900 personnes en présentiel, puisqu'on forme aussi dans les écoles et instituts du service public où on va former, en formation initiale, des promos de 100 à 150 élèves, par exemple à l'INSP, où très rapidement on peut acclimater et acculturer un grand nombre d'agents publics à ces sujets de transformation.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Vous y avez répondu en creux et ça fait aussi partie des questions qui sont dans le chat sur le public cible. On parle de cadres, on parle de managers, on parle d'agents, on parle des trois versants de la fonction publique. On évoque le CNFPT, la territoriale. C'est tout cela à la fois, le public cible, c'est ça ?

[Soulmaz Alavinia, Cheffe de pôle Campus de la transformation à la DITP]
Exactement. Donc les trois versants, le CNFPT, on va l'évoquer tout à l'heure, la fonction publique hospitalière avec laquelle on commence aussi à travailler, on pourra en dire deux mots tout à l'heure. Et puis évidemment le public cible : l'idée du Campus, c'est vraiment que ce soit des formations conçues par les agents publics pour les agents publics, et donc pour tout agent qui souhaiterait s'encapaciter sur ces compétences-là.

On a vraiment ce souci de donner accès de manière très simple et pragmatique à tout agent qui souhaite monter en compétence, mais aussi à tout service RH, par exemple de formation dans une organisation, qui souhaite l'inscrire dans un plan de formation, ou une école ou un institut du service public qui souhaite l'inscrire dans son référentiel de compétences et son catalogue de formation.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Merci beaucoup. Peut-être une question que je prends à la volée : est-ce que la demande de formation passe par la DRH de mon organisation ? Comment faire pour celles et ceux qui nous regardent qui veulent se tourner vers vous ? Ils le font directement ou ils passent par leurs RH pour les demandes ?

[Soulmaz Alavinia, Cheffe de pôle Campus de la transformation à la DITP]
Alors les formations qui sont accessibles en ligne, elles sont accessibles en ligne sur une plateforme qui s'appelle, pour les agents de l'État, la plateforme Mentor. Donc ils s'inscrivent directement. On a une formation, on en parlera, qui est sur Fun MOOC, donc là l'agent s'inscrit à son initiative. Et puis ensuite, pour les formations en présentiel, il lui est demandé au moment où il remplit un formulaire de s'enquérir de l'accord de sa hiérarchie, comme il le ferait habituellement.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Merci beaucoup.

[Grégoire Tirot, Chef du service Innovation publique et participation citoyenne à la DITP]
Et si je peux me permettre, sur notamment les formations qualifiantes qu'on a développées (formations en présentiel qualifiantes en facilitation par exemple ou en codéveloppement). La formation est gratuite, toutes nos formations sont gratuites, c'est important de le souligner. On demande simplement que, si cette formation est qualifiante, on puisse vous mobiliser une fois que vous l'avez réalisée, pendant deux ans, sur deux interventions. C'est gratuit, mais la contrepartie c'est que vous puissiez nous aider, intégrer la communauté d'experts, nous aider pour réaliser des missions au profit d'administrations. Donc c'est quelque chose d'important aussi à noter dans la logique du Campus.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Merci beaucoup. On va passer dans un instant aux deux séquences de tables rondes. Des agents du ministère de l'Intérieur réagissent en disant qu'ils ont quelques soucis pour voir les vidéos. On a la possibilité de regarder en direct sur Acteurs Publics. À ce moment-là, vous quittez Livestorm sur votre moteur de recherche, vous mettez Acteurs Publics.

Peut-être deux dernières questions sur le Campus de la transfo. Vous l'avez dit en introduction Grégoire Tirot, le Campus s'adapte aux enjeux de l'action publique 2025. On parle de simplification, on parle d'innovation, on parle aussi de contexte budgétaire. Vous l'avez dit en creux.

[Grégoire Tirot, Chef du service Innovation publique et participation citoyenne à la DITP]
Tout à fait. Alors notamment, il faut savoir que l'accès aux formations n'est pas structuré seulement par compétences (sciences comportementales, design, etc.), mais il est structuré aussi essentiellement par objectifs de transformation, pour aider les agents publics à se repérer dans le catalogue de formation.

Globalement, on a six axes de transformation, qui sont : améliorer le service au public (ça peut être intéressant effectivement si on est au contact du public) ; transformer l'action publique, parce qu'on est dans un moment de notre histoire où il faut qu'on puisse intégrer la parole du citoyen et l'ensemble des parties prenantes ; conduire un projet de transformation, donc plein d'outils techniques pour vous aider à fabriquer ça correctement ; intégrer le facteur humain (les sciences comportementales et le design nous aident à faire cela) ; piloter par l'impact (quel est le résultat de mon action ?) ; et le penser de bout en bout et travailler autrement, sur cette transformation et innovation managériale pour sortir de cette culture verticale descendante qui est au cœur de l'ADN de l'administration française.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Mais ça change. Quelle suite ? Peut-être juste une autre question encore sur celles et ceux qui peuvent en bénéficier. Les agents qui sont en agence de l'État, agence publique, c'est possible aussi ?

[Soulmaz Alavinia, Cheffe de pôle Campus de la transformation à la DITP]
C'est possible aussi. Des opérateurs en tout cas, agences, effectivement nous sollicitent régulièrement au quotidien, et on échange avec eux pour leur donner accès aux outils.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Bon, visiblement beaucoup de personnes intéressées, donc vous allez peut-être avoir un boom d'inscriptions. Toute dernière question avant de basculer sur la table ronde, les suites, les perspectives. Si on se revoit dans 6 mois, dans un an, qu'est-ce qui va évoluer en priorité ?

[Grégoire Tirot, Chef du service Innovation publique et participation citoyenne à la DITP]
Alors, il y a enrichir l'offre. On continue à produire, on va produire plus de formations, notamment des formations en ligne sur la simplification avec des kits en ligne pour vous aider à simplifier des formulaires, des documents, des dispositifs. On va travailler aussi beaucoup sur les usagers avec une formation complémentaire sur la lutte contre les incivilités, et aussi accueillir des personnes en situation de handicap, car on fête cette année les 20 ans de la fameuse loi de 2005. Davantage d'outils aussi pour piloter par l'impact.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Oui.

[Grégoire Tirot, Chef du service Innovation publique et participation citoyenne à la DITP]
Euh ça c'est très important aujourd'hui pour mettre en place cette culture de l'efficacité au quotidien. Et puis quelque chose aussi sur la posture du contrôleur, de l'inspecteur, grâce aux sciences comportementales. On sait que c'est un sujet qui peut être un peu frictionnel parfois, et donc on va travailler sur quelque chose qui permet de se rendre compte, quand on est contrôleur ou inspecteur, de la posture que l'on a et comment on peut éviter les frictions qui peuvent arriver lorsqu'on est en mission.

On va aussi essayer de créer des parcours de transformation publique. On voit bien qu'aujourd'hui on a un contenu pour tout le monde, mais que les besoins peuvent être différents suivant son positionnement, son niveau de responsabilité au sein de l'administration. Donc on va essayer de distinguer des parcours de formation qui soient plus complets et qui soient éventuellement certifiants/qualifiants suivant qu'on est cadre dirigeant, manager ou agent public. On va essayer de construire cette logique-là.

On va essayer aussi d'enrichir et d'approfondir nos partenariats avec le CNFPT. On a déjà commencé à se rencontrer avec la fonction publique hospitalière, le réseau des écoles du service public pour ce qui concerne la formation initiale. Et puis on va essayer de mesurer davantage, mettre en place un dispositif de mesure de l'impact de nos formations. Est-ce que les personnes sont satisfaites ? Est-ce qu'au bout de 6 mois, elles ont utilisé ces dispositifs ? Pour essayer d'être dans une logique d'amélioration continue et de coller aux besoins des agents publics. Et puis on va continuer à développer cette fonctionnalité d'appariement pour, peut-être un jour, automatiser l'appariement entre un besoin et un innovateur. Ce serait notre rêve ultime.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Merci beaucoup. Quelques questions pragmatiques : pourra-t-on partager les vidéos de ce webinaire ? Évidemment, on va les mettre en ligne dans quelques jours et vous pourrez les diffuser largement. Merci infiniment Grégoire Tirot, chef du service Innovation et participation citoyenne d'avoir lancé ce rendez-vous de la DITP.

[Voix off]
Le Campus de la transformation publique, c'est le centre de ressources et de formation pour développer les compétences de transformation des agents publics. Le Campus propose aux agents publics des formations en ligne et en présentiel, des outils pratiques, des mises en relation avec des communautés d'experts de la transformation publique et des laboratoires d'innovation publique dans 9 domaines : conduite de projet, design de services, impact et évaluation, intelligence collective, participation citoyenne, qualité de service, sciences comportementales, simplification, transformation managériale.

Pour découvrir l'offre du Campus, rendez-vous sur le site de la direction interministérielle de la transformation publique modernisation.gouv.fr et cliquez sur la rubrique Campus de la transformation publique. En cliquant sur le bouton "Découvrez le catalogue", vous retrouverez l'ensemble des formations, outils et experts du Campus. Pour trouver ce qui vous correspond, vous pouvez sélectionner l'objectif de votre projet, la compétence que vous souhaitez acquérir ou le type de ressources. Vous pouvez même croiser ces trois critères.

Le Campus vous propose trois types de formations : des formations qualifiantes, des formations pour accompagner le succès de vos projets de transformation, des formations pour favoriser l'adoption de méthodes innovantes. Le Campus, ce sont aussi plus de 50 outils en ligne pour mener à bien votre projet de transformation. Si vous souhaitez être accompagné, le Campus met en relation avec plus de 1 300 experts et plus de 130 laboratoires d'innovation publique. Vous êtes agent public ? Retrouvez toutes les ressources du Campus sur le site modernisation.gouv.fr.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
De retour en direct pour ce rendez-vous de la DITP. On est le 18 mars, on parle du Campus de la transformation. Campus de la transformation, le centre de ressources et de formation au service des agents publics. Merci d'être extrêmement nombreuses et nombreux à nous suivre en direct. Vous pouvez peut-être nous regarder en replay. Alors, on a fait un premier volet de présentation du Campus. Je vous invite à le regarder, puis on fera une troisième séquence dans un instant.

Mais parlons formation avec vous Soulmaz Alavinia. Vous êtes toujours avec nous, cheffe du pôle Campus de la transformation à la DITP. À vos côtés Sandrine Guébin, bonjour, vous êtes cheffe du pôle Intelligence collective et transformation managériale à la Direction générale de la Gendarmerie nationale. Vous nous expliquerez comment vous avez fait appel au Campus. Et à vos côtés François Meyer. Bonjour.

[François Meyer, Directeur de l'offre numérique et événementielle au CNFPT]
Bonjour.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Merci d'être avec nous. Vous êtes directeur de l'offre numérique événementielle au CNFPT, le Centre national de la fonction publique territoriale. Pour lancer la discussion, Soulmaz Alavinia, je vous laisse la parole. Pourquoi était-il important de donner la parole à la gendarmerie, au CNFPT ? Quels sont les messages que vous portez ce matin ?

[Soulmaz Alavinia, Cheffe de pôle Campus de la transformation à la DITP]
Merci. Donc effectivement ce qui nous a reliés avec la Gendarmerie nationale et puis le CNFPT, c'est au départ un projet lié à la transformation managériale, donc la formation « Travailler autrement ». C'est une formation qui permet d'aborder la question des relations interpersonnelles, la question de comment on communique dans une équipe, comment on prend en compte les émotions, comment on gère le temps de travail par l'approche des sciences comportementales, qu'on met en pratique grâce à différents outils inspirés de l'intelligence collective, notamment un jeu sérieux, notamment des idées de défis, des ateliers d'intelligence collective qui s'inscrivent dans une mallette qu'on appelle la mallette de la transformation managériale.

Et donc cette formation « Travailler autrement », quand on l'a lancée il y a 2 ans, très rapidement on a eu des demandes des collectivités territoriales pour y avoir accès (de nombreuses collectivités territoriales, des communes, des départements, des régions). C'est comme ça qu'on s'est rapidement rapprochés du CNFPT pour pouvoir, en partenariat, proposer cette formation sur la plateforme Fun MOOC.

Pour ce qui est de la Gendarmerie nationale, c'est très naturellement, dans une démarche de transformation managériale entamée par la Gendarmerie nationale, qu'on a été sollicités. D'une part pour cette approche « Travailler autrement » par l'approche des sciences comportementales et les outils pratiques qu'on peut proposer dans ce cadre-là, mais aussi pour encapaciter et accompagner les cadres sur les méthodologies d'intelligence collective.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Merci beaucoup. Vous êtes vraiment nombreuses et nombreux à nous poser des questions. C'est bien de vous avoir à mes côtés Soulmaz. On y répondra dans un instant, on répond à toutes vos questions.

Peut-être en prolongement, Sandrine Guébin, je le disais, vous êtes cheffe du pôle Intelligence collective et transformation managériale à la Gendarmerie nationale. En prolongement de la présentation de Soulmaz Alavinia, expliquez-nous comment vous avez, enfin pourquoi le projet pour lequel vous vous êtes appuyés sur le Campus, si vous pouvez l'évoquer.

[Sandrine Guébin, Cheffe du pôle Intelligence collective et transformation managériale à la DGGN]
Alors en fait, il y a deux projets. Le premier, c'est l'expérimentation d'un parcours de transformation managériale au sein de la Direction générale de la Gendarmerie nationale. C'est-à-dire effectivement interroger la posture de manager quand on est dans un contexte, comme toutes les administrations, de gestion de crise, d'augmentation de l'activité. Comment on réinterroge sa posture et comment on associe finalement ses équipes dans une réflexion, comment on réinterroge ses processus ? Donc ça c'était la première phase.

Et puis on a aussi sollicité le Campus dans le cadre d'une formation de facilitateurs, puisque nous avons un atelier, un lab innovant au sein de la Gendarmerie nationale qui est destiné finalement à accompagner soit les équipes, soit les managers de projet dans le cadre de transformations managériales. On avait besoin d'une compétence pour animer ces séances, et on a fait appel à la DITP qui nous a vraiment professionnellement accompagnés pour former des facilitateurs qui aujourd'hui sont opérationnels et viennent de toutes les directions et des services de la Direction générale. Voilà, c'est comme ça que ça s'est passé.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Merci. Je reviens vers vous dans un instant. Il y a beaucoup de questions dans le chat sur l'impact de cette formation, de ces projets. On va l'évoquer, mais à vous la parole François Meyer, directeur de l'offre numérique événementielle au CNFPT, dont on parle beaucoup sur le plateau et également dans le chat. Expliquez-nous également ce que vous avez mis en place.

[François Meyer, Directeur de l'offre numérique et événementielle au CNFPT]
En fait, le partenariat a pris la forme d'un MOOC, la mise à disposition d'un MOOC sur la plateforme Fun MOOC. C'est notre 52ème ou 53ème MOOC qu'on diffuse régulièrement. Concernant ce MOOC particulièrement, on est à la 4ème session qui s'est terminée hier. On a une 5ème session qui s'ouvre, les inscriptions sont ouvertes et les enseignements commenceront le 12 mai de mémoire.

C'est quoi ce MOOC ? C'est un MOOC de 5 semaines, 10 modules. Chaque module fait 30 minutes. Les personnes peuvent les consulter librement. C'est-à-dire que ce n'est pas une progression linéaire, ils peuvent venir piocher ce qu'ils souhaitent, ce qu'ils recherchent. Et aujourd'hui, on a un taux de satisfaction assez important puisque tout à l'heure je regardais (alors c'est quasiment un score stalinien !), on est à 96 % de satisfaits. Nos internautes ont trouvé ce qu'ils venaient chercher à 96 %, dont 50 % disent que la formation a répondu strictement à toutes leurs attentes. Voilà, donc un beau défi et on espère qu'il y aura encore beaucoup de monde pour la prochaine session.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Il y a pas mal d'agents territoriaux, de managers territoriaux. Donc je pense qu'à l'issue de cette émission... Et la collaboration avec la DITP, c'était pour le mettre en avant ?

[François Meyer, Directeur de l'offre numérique et événementielle au CNFPT]
Alors oui, la collaboration, je crois qu'elle s'est très très bien passée. On a eu un travail déjà d'intégration puisque de notre côté en fait, on a intégré les ressources qui avaient été produites par la DITP sur la plateforme, et c'est la DITP qui assure l'animation, la modération de la formation. Voilà. Donc je crois que c'est une collaboration qui est fructueuse et qui nous permettait, à nous CNFPT, de compléter notre offre pour les agents territoriaux sur des demandes qui étaient remplies par la DITP. L'idée n'était pas nécessairement de refaire des choses qui existaient par ailleurs, et on a pu à ce moment-là bâtir ce partenariat.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Merci beaucoup. Je reviens vers vous Sandrine Guébin. Si on se met à la place des managers qui nous regardent, des organisations qui sont susceptibles de solliciter le Campus. Vous l'avez dit, votre idée initiale, vous avez un lab innovation. Vous avez développé ces ateliers, donc vous avez sollicité la DITP pour animer, pour faire vivre, pour muscler ces projets. C'est bien ça. Est-ce que vous pouvez nous raconter concrètement comment ça s'est fait ?

[Sandrine Guébin, Cheffe du pôle Intelligence collective et transformation managériale à la DGGN]
Oui. Alors on gère un lab innovant, effectivement, et donc on accompagne des équipes (ce lab existe depuis 2 ans et demi). Et effectivement pour animer ces sessions en intelligence collective, qui se fondent sur la coconstruction, la cocréation ou là où on réinterroge des processus de travail pour voir si on peut dégager des marges de manœuvre ou faire mieux... voilà, on avait besoin de professionnaliser notre réseau d'animateurs, ou de facilitateurs pour être vraiment correct avec le jargon. Et donc c'est pour ça qu'on s'est retournés vers la DITP pour se faire accompagner et bénéficier d'une formation dédiée à nos agents, qui étaient des civils et des militaires de la Gendarmerie nationale, quel que soit le statut, pour venir en renfort et animer ces sessions d'intelligence collective.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Merci beaucoup. Des gens, euh monsieur Meyer, demandent le nom du MOOC parce qu'ils sont visiblement en train de le chercher.

[François Meyer, Directeur de l'offre numérique et événementielle au CNFPT]
« Travailler autrement ». Vous allez sur la plateforme Fun MOOC, vous descendez tout en bas, vous avez "établissement", vous cliquez sur le logo CNFPT et dedans vous trouvez « Travailler autrement ». Sinon dans la barre de recherche, je pense qu'on le trouve assez facilement.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Vous répondez vous-même dans le chat, puisque je salue madame Marwal qui a mis le lien. Travailler autrement. Prochaine session ouverte le 10 mai, elle ne se trompe pas.

[François Meyer, Directeur de l'offre numérique et événementielle au CNFPT]
Alors non, c'est dès maintenant ou demain à l'ouverture des inscriptions, et les cours commencent le 12 mai.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Le 12 mai, du 12 mai au 15 juin.

[François Meyer, Directeur de l'offre numérique et événementielle au CNFPT]
Voilà. Très exactement.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Les élus peuvent se...

[François Meyer, Directeur de l'offre numérique et événementielle au CNFPT]
Alors c'est la particularité, tout le monde peut se connecter puisque sur Fun MOOC l'inscription est libre. Il suffit de se créer un compte sur Fun MOOC et, à partir de ce moment-là, vous avez accès à l'ensemble de l'offre proposée.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Tout ça, ce sont des liens aussi dans le replay, dans les vidéos qu'on mettra en ligne, qu'on enrichira. On mettra aussi le lien du MOOC. Je me tourne vers vous Soulmaz Alavinia. Donc on a bien compris côté gendarmerie, vous avez développé ces ateliers. Est-ce que vous pouvez nous expliquer côté DITP, comment ça s'est fait ? Vous avez écouté les besoins, les attentes de la gendarmerie, ce qu'ils mettaient en place sur ce lab innovant et vous vous êtes greffés, vous avez fait du sur-mesure finalement. On peut dire les choses ainsi ?

[Soulmaz Alavinia, Cheffe de pôle Campus de la transformation à la DITP]
Oui, de manière générale, les formations que l'on conçoit et les accompagnements qu'on réalise, on les teste, on les expérimente et on les réajuste au regard de ce qu'on pratique avec les administrations et de ce qu'elles nous font remonter comme besoins. Donc effectivement, en l'occurrence, il y a eu un temps d'analyse du besoin et de partage des enjeux stratégiques de la Gendarmerie nationale. Ce qui nous a permis, à la fois nous sur la base de nos contenus pédagogiques, et eux sur la base de leurs orientations stratégiques, de proposer une formation sur mesure adaptée à leur contexte. L'idée c'était que ce soit opérationnel et applicable dans leur quotidien en tenant compte aussi des enjeux et des contraintes de l'organisation dans laquelle ils sont et de leur culture propre.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Donc clairement coconstruction, collaboration, étroite collaboration en termes de... Vous avez parlé d'une session d'intelligence collective, c'est bien ça. Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce que vous avez mis en avant ? Est-ce que vos cadres ont découvert des choses qu'ils méconnaissaient, ou est-ce que, enfin, quels sont les retours finalement ?

[Sandrine Guébin, Cheffe du pôle Intelligence collective et transformation managériale à la DGGN]
Alors, d'abord les retours sont très bons, puisqu'on a eu cette journée de sensibilisation finalement à l'intelligence collective dans le cadre du parcours de transformation managériale qui a eu lieu en décembre dernier. Donc on a interrogé nos cadres, puisqu'on évalue systématiquement la manière dont ça se passe, et on a eu un excellent retour. L'idée c'était effectivement de proposer à nos managers un outil à mobiliser quand on commence un projet, quand on manage son équipe, quand on rencontre une difficulté, et c'était de pouvoir ouvrir le spectre des outils que l'on peut mettre en place. Et finalement, au retour, on se rend compte que la sensibilisation a marché. D'abord parce que c'est appliqué au sein des équipes, puisque ça c'est le retour de notre sondage. Et deuxièmement parce qu'effectivement ils viennent plus vers l'atelier maintenant, vers le lab innovant de la Gendarmerie nationale, pour aussi bénéficier de sessions qu'ils ne peuvent animer eux-mêmes parce qu'il y a beaucoup de parties prenantes qui interviennent, et donc ils ont aussi besoin d'être accompagnés. Voilà.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Merci beaucoup. C'est quoi la suite sur ces MOOCs, les projets ? Puisque je vois madame Marwal que je salue fortement, nous explique que le Fun MOOC est ouvert à toutes et tous.

[François Meyer, Directeur de l'offre numérique et événementielle au CNFPT]
Et alors, il y a une première évolution. C'est qu'aujourd'hui, ces formations sont diffusées sur Fun MOOC en accès libre. On a différentes collectivités qui nous demandent de pouvoir les avoir en mode privatif via notre LMS, notre plateforme de formation à distance. Donc on va intégrer ces formations assez rapidement dans les prochaines semaines sur notre LMS pour pouvoir les proposer aussi aux collectivités dans le cadre d'une inscription plus formelle, comme toutes nos activités de formation.

Ça aura un avantage : c'est que sur Fun MOOC, il n'y a pas d'attestation de formation, il n'y a pas de badge. Les gens se forment librement mais ne reçoivent pas d'attestation. Le fait de passer via notre plateforme Formadist, le LMS du CNFPT, on pourra délivrer des attestations et on pourra aussi avoir un meilleur tracking des formations. Voilà, donc ça c'est à court terme dans les prochaines semaines.

Et puis tout à l'heure, ça a été évoqué, il y a des négociations qui ont débuté la semaine dernière pour étendre et proposer de nouvelles formations dans le cadre du partenariat avec la DITP pour nos agents. Et je pense que ça va aboutir assez rapidement. Nous, on doit soumettre ces projets à nos instances pour qu'elles en délibèrent. Et dans la foulée, je pense que d'ici septembre-octobre, on pourra voir apparaître de nouvelles formations coproduites ensemble.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Très très bien. Une personne qui dit "Des formations présentielles seront-elles organisées au sein des territoires en déconcentré ?" Ça c'est l'autre volet du CNFPT. Vous intervenez dans...

[François Meyer, Directeur de l'offre numérique et événementielle au CNFPT]
Oui, à ce stade, pour l'instant, les formations en présentiel ne sont pas dans le cadre du partenariat. Peut-être qu'elles le seront après, en sachant que nous-mêmes dans notre propre offre, nous avons déjà des formations à la transformation publique dans nos formations classiques.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Vous voulez ajouter quelque chose peut-être sur la suite, le prolongement, les actions à venir ?

[Soulmaz Alavinia, Cheffe de pôle Campus de la transformation à la DITP]
Oui, peut-être juste sur les formations en présentiel dans les territoires. On pilote un réseau des laboratoires d'innovation publique qui peuvent proposer et relayer des formations dans les territoires. On forme aussi aujourd'hui des formateurs internes. Donc l'idée c'est qu'ensuite les agents retournent dans leur administration sur les territoires et peuvent former des réseaux de facilitateurs, d'animateurs de codéveloppement dans les régions.

Effectivement, dans les projets de partenariat à venir avec le CNFPT, il y a notamment la formation « Incivilités » qui attire encore beaucoup les agents publics, puisqu'elle répond à des enjeux fondamentaux pour ceux qui sont au contact du public et pour les managers qui les accompagnent. Donc ça aussi c'est un de nos prochains chantiers.

Et peut-être dire aussi que la fonction publique hospitalière aujourd'hui... ben je vais me faire leur porte-parole, c'est-à-dire qu'on leur a donné aussi accès, à l'AP-HP en tout cas, aux Hôpitaux de Paris, à la formation « Travailler autrement » qu'ils ont déployée en l'accompagnant du jeu de cartes « Travailler autrement », qui permet vraiment de partager en équipe et de parler ensemble de la manière dont on travaille. Et c'est un fort succès chez eux aussi cette formation.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Merci beaucoup. Comment identifier les formations certifiantes ? Est-ce que ces formations sont certifiantes ?

[Soulmaz Alavinia, Cheffe de pôle Campus de la transformation à la DITP]
Alors, il y a des formations qui sont en tout cas qualifiantes pour permettre ensuite de pouvoir exercer les fonctions de facilitateur en intelligence collective, les fonctions d'animateur de codéveloppement. Et puis aussi, dans le cadre du Campus, on propose des formations qui sont proposées par l'agence de conseil interne de la DITP, et notamment une formation à l'excellence opérationnelle qui est celle-ci certifiante effectivement.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Merci beaucoup. Il y a une question. Alors, je... "Pouvez-vous préciser les aspects relatifs aux métiers de l'inspection et du contrôle ?" Est-ce que ça fait partie ou on en parlera après peut-être ?

[Soulmaz Alavinia, Cheffe de pôle Campus de la transformation à la DITP]
Ouais. Dans la séquence d'après, ça marche.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Euh, on va basculer sur la deuxième table ronde. Je vais peut-être prendre deux ou trois questions, mais peut-être un mot de conclusion à tous les deux si vous voulez. Beaucoup de managers, beaucoup d'agents qui posent énormément de questions. Qu'est-ce que vous leur dites finalement ? Quel conseil vous leur donneriez sur la manière de s'en saisir, d'appréhender, de travailler avec le Campus de la transformation ? Qu'est-ce que vous leur dites ? C'est adapté à tout projet, c'est de la coconstruction. Donc ça se fait sereinement. Il y a de l'impact, vous l'avez dit tous les deux, il y a des chiffres concrets qui montrent que ça se transforme. Qu'est-ce que vous diriez peut-être en conclusion ?

[Sandrine Guébin, Cheffe du pôle Intelligence collective et transformation managériale à la DGGN]
D'abord, je dirais que le contact est très simple et qu'effectivement, il y a une très grande écoute de la part de la DITP quand on amène nos projets. Donc ça c'est très appréciable pour nous d'avoir une contextualisation et puis une adaptation aussi à notre monde, parce que je rappelle qu'on est quand même dans un monde militaire, donc il faut quand même s'adapter un petit peu à nos façons de faire et à la culture et à l'ADN (puisqu'on parlait d'ADN tout à l'heure). Ça c'est la première chose.

Et je pense que dans le cadre de parcours de transformation managériale, si vous voulez, tous les aspects d'intelligence collective, tout ce qui parle de sciences comportementales, vont aller apporter des outils supplémentaires aux cadres, en fait. Finalement, en quoi ça a une valeur ajoutée pour moi en tant que manager de connaître tout ça, et qu'est-ce que ça m'apporte ? Et ça la DITP là-dessus est très claire, et il suffit d'aller s'en saisir ou de taper à la porte pour avoir les réponses et pour pouvoir accéder à ces formations. Donc très simple, efficace, et puis une équipe très agréable, je dois le dire. Voilà, merci beaucoup.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Et donc des projets qui vont continuer à se développer. On vous redonnera la parole dans quelque temps si vous voulez bien. François Meyer, alors vous avez dit, les projets, l'ouverture... mais peut-être sur la manière dont s'est faite la collaboration pour celles et ceux qui nous regardent qui se poseraient la question ?

[François Meyer, Directeur de l'offre numérique et événementielle au CNFPT]
La manière alors, elle s'est faite très simplement. Je crois que ça a été très fluide entre les équipes. Il y a eu alors, comme toujours, des petits soucis au départ technique de compatibilité des modules, mais ça s'est réglé. Et aujourd'hui je crois qu'on a appris ensemble à faire ces transferts de modules et voilà je dirais, de notre côté (mais je sais pas si c'est partagé avec la DITP) ça s'est très très bien passé. Et on est content, en plus c'est quelque chose qui est assez régulier, je vous dis, c'est une session tous les trimestres. Tous les trimestres on fait une session de 5 semaines et je ne peux que vous inciter à vous inscrire pour découvrir. C'est libre, facile d'accès. Vous consultez ce que vous souhaitez en fonction de vos attentes. Je vous dis c'est « comprendre et me faire comprendre, mieux interpréter mon comportement et celui des autres, être attentif à l'autre, maîtriser mon temps de travail ». Voilà quels sont les titres de certains des modules. Je pense que ça peut intéresser et je vous dis c'est facile d'accès. Donc je ne peux que conseiller à nos internautes d'aller s'inscrire sur la session qui va s'ouvrir.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
OK. Donc encore une fois sur la vidéo replay, certainement certains d'entre vous nous regardent ou vont nous regarder en replay. Les liens de présentation, d'inscription seront mentionnés. Peut-être quelques questions à la volée. "Les Fun MOOC sont en accès gratuit ?" Vous avez dit que oui.

[François Meyer, Directeur de l'offre numérique et événementielle au CNFPT]
La plateforme Fun MOOC, il y a trop de questions, ça défile... Fun MOOC c'est gratuit.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Voilà, "La plateforme Fun du CNFPT est très bien faite". Bah c'est un commentaire. "On maîtrise son temps. Cela offre beaucoup de souplesse." Oui. Monsieur ou Madame Nicolo : "Est-ce que vous allez ouvrir Mentor aux territoriaux puisque vous avez mentionné Mentor plusieurs fois ?" Grégoire aussi.

[Soulmaz Alavinia, Cheffe de pôle Campus de la transformation à la DITP]
Alors euh à ce jour, non, mais en tout cas déjà au niveau de l'État, Mentor se déploie de plus en plus et donc de plus en plus d'agents de l'État et certains opérateurs ont accès à Mentor. Et donc ce qu'on propose à ceux qui n'ont pas accès à Mentor (donc effectivement collectivités territoriales, fonction publique hospitalière), c'est justement Fun MOOC, et puis c'est aussi, pour l'instant, de donner accès pour ceux qui ont une plateforme de formation directement aux éléments de la formation. Donc tous les jours, on a des demandes qu'on satisfait en donnant accès aux ressources directement.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Vous allez en avoir encore plus. Merci beaucoup à tous les trois. Merci infiniment Soulmaz Alavinia, vous êtes cheffe du pôle Campus de la transformation à la DITP, François Meyer, directeur de l'offre numérique événementielle au CNFPT. Sandrine Guébin, merci d'être venue témoigner, cheffe du pôle Intelligence collective et transformation managériale.

[Voix off]
Le Campus de la transformation publique, c'est le centre de ressources et de formation pour développer les compétences de transformation des agents publics. Le Campus propose aux agents publics des formations en ligne et en présentiel, des outils pratiques, des mises en relation avec des communautés d'experts de la transformation publique et des laboratoires d'innovation publique dans 9 domaines : conduite de projet, design de services, impact et évaluation, intelligence collective, participation citoyenne, qualité de service, sciences comportementales, simplification, transformation managériale.

Pour découvrir l'offre du Campus, rendez-vous sur le site de la direction interministérielle de la transformation publique modernisation.gouv.fr et cliquez sur la rubrique Campus de la transformation publique. En cliquant sur le bouton "Découvrir le catalogue", vous retrouverez l'ensemble des formations, outils et experts du Campus. Pour trouver ce qui vous correspond, vous pouvez sélectionner l'objectif de votre projet, la compétence que vous souhaitez acquérir ou le type de ressources. Vous pouvez même croiser ces trois critères.

Le Campus vous propose trois types de formations : des formations qualifiantes, des formations pour accompagner le succès de vos projets de transformation, des formations pour favoriser l'adoption de méthodes innovantes. Le Campus, ce sont aussi plus de 50 outils en ligne pour mener à bien votre projet de transformation. Si vous souhaitez être accompagné, le Campus met en relation avec plus de 1 300 experts et plus de 130 laboratoires d'innovation publique. Vous êtes agent public ? Retrouvez toutes les ressources du Campus sur le site modernisation.gouv.fr.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
De retour en direct pour ce rendez-vous de la DITP consacré au Campus de la transformation, centre de ressources et de formation au service des agents publics. Plus de 1 200 personnes inscrites ce matin. Vous connaissez la règle du jeu. À la droite de vos tablettes, de vos écrans, vous avez des questions, des onglets questions. Allez-y, continuez. Vos questions sont extrêmement nombreuses et c'est tant mieux. Si vous nous suivez en replay, vous pouvez revisionner les deux premiers volets de ce rendez-vous de la DITP et vous avez accompagnant ces vidéos quelques lignes, beaucoup de liens, de présentation, d'inscription ou de renseignements.

Nouveau regard croisé. Merci à nos invités d'être là. Alban Praquin, bonjour.

[Alban Praquin, Chef du pôle Intelligence collective à la DITP]
Bonjour.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Vous êtes responsable du pôle Intelligence collective à la DITP. Merci de nous avoir rejoints. Pélagie Lebrun, bonjour.

[Pélagie Lebrun, Chargée de mission Analyse et suivi des stratégies immobilières à la DIE]
Bonjour.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Vous êtes chargée de mission Analyse et suivi des stratégies immobilières à la DIE, Direction de l'Immobilier de l'État. Vous nous expliquerez le projet que vous avez lancé avec la DITP. Sébastien Boixel, bonjour.

[Sébastien Boixel, Directeur adjoint à l'École académique de la formation continue à l'Académie de Versailles]
Bonjour.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Merci d'être avec nous, adjoint à la directrice de l'École académique de la formation continue à l'académie de Versailles. Vous êtes par ailleurs responsable formation cadres et enseignants second degré. C'est bien cela.

Je me tourne vers vous Alban. Peut-être expliquez-nous sur ces enjeux de mise en réseau, pourquoi il était important de donner la parole à la DIE et à l'académie de Versailles, plus largement ce que vous mettez en place.

[Alban Praquin, Chef du pôle Intelligence collective à la DITP]
Tout à fait. Merci beaucoup Sylvain. Effectivement, on l'a compris, le Campus fonctionne sur deux jambes. Une jambe de montée en compétences des agents, donc de formation très concrète, et une deuxième jambe d'accompagnement par des experts. C'est aussi l'originalité du Campus.

Et donc il paraissait intéressant dans cette petite séquence de pouvoir illustrer cette dimension d'accompagnement par les experts et de mise en relation que l'on peut établir via le Campus de la transformation entre des besoins exprimés par les administrations et des experts agents publics qui sont formés aux méthodes que l'on met en avant sur le Campus. Et donc très concrètement, c'est réussir à sécuriser et activer finalement une chaîne vertueuse entre formation des agents, animation de communauté d'experts et accompagnement de projets.

Et donc, au-delà de l'accompagnement que peut apporter la DITP sur certains projets, certaines sollicitations, l'idée est de pouvoir démultiplier l'action de transformation via ces réseaux, cette communauté d'experts que l'on mobilise sur l'ensemble des sujets que l'on couvre : la facilitation, on en a parlé, le codéveloppement, le coaching, le design. Et justement, être dans une logique de diffusion et d'essaimage, c'est extrêmement important pour les experts qui sont formés et qui sont amenés à intervenir en réponse à des besoins d'administration, c'est aussi un temps important.

C'est un temps qui permet aussi de sortir un peu de son quotidien professionnel, de découvrir finalement d'autres enjeux, d'autres problématiques et donc d'incarner très concrètement la transversalité, l'interministérialité. Et donc c'est des temps (on a des retours des experts que l'on a pu mobiliser et mettre en relation avec les administrations) toujours très très positifs parce que ce sont de vrais temps d'inspiration et puis ça contribue, on en parle depuis le début de la matinée, aussi bien sûr à l'internalisation des compétences et à la capacité que l'administration a à se transformer elle-même, par elle-même, avec les compétences qu'elle développe en son cœur.

Et donc ça nous paraissait important d'avoir ce temps sur des sujets extrêmement variés (Éducation nationale, Immobilier de l'État) pour pouvoir illustrer justement ce pilier de mise en relation qu'offre aujourd'hui le Campus et que le Campus va encore développer dans les prochaines semaines, prochains mois.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Merci beaucoup Alban Praquin. Alors mise en relation, cas d'usage, comment ça se passe du côté de la DIE, Direction de l'Immobilier de l'État ? En préparant notre échange de ce matin, vous nous expliquiez que vous avez voulu actualiser votre feuille de route de 2018 axée sur les enjeux d'énergie. C'est bien cela ?

[Pélagie Lebrun, Chargée de mission Analyse et suivi des stratégies immobilières à la DIE]
Oui, tout à fait. En fait, la DIE s'était dotée en 2018 d'une première feuille de route de transition énergétique de l'immobilier de l'État qu'on a mise en œuvre évidemment depuis. Et cette première feuille était vraiment basée sur les aspects de gestion de l'énergie qui était le sujet d'entrée finalement, et qui aujourd'hui s'élargit très très largement à tous les sujets de transition écologique.

Donc ça va concerner la décarbonation, les matériaux biosourcés, la prise en compte de l'adaptation au changement climatique dans les stratégies immobilières, dans les opérations et le lien avec plein d'autres sujets également. Donc il devenait nécessaire vraiment d'actualiser cette feuille de route. Et puis d'autre part, comme la DIE joue un rôle d'animation interministérielle de toute la fonction immobilière d'État (donc de toutes les administrations centrales, mais aussi des services de l'État en déconcentré qui eux sont sous les SGAR pour ce qui est de l'aspect immobilier de la chose), on avait forcément besoin de réunir beaucoup d'acteurs et de coconstruire cette feuille de route avec eux.

Parce que fondamentalement, ce n'est pas la DIE toute seule qui applique les choses. Ce sont les administrations occupantes, leurs fonctions immobilières, qui s'emparent des sujets et qui les déclinent opérationnellement avec leurs moyens également. Donc cet aspect de coconstruction était vraiment essentiel pour nous.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Merci beaucoup. On parlera des problématiques dans un instant. Donc vous vous êtes saisis. Sébastien Boixel, expliquez-nous de votre côté l'appel à la DITP, au Campus pour former les personnels de direction au codéveloppement. C'est notamment cela.

[Sébastien Boixel, Directeur adjoint à l'École académique de la formation continue à l'Académie de Versailles]
Oui, oui, c'est ça. Donc peut-être voilà, deux mots de présentation de l'École académique de la formation continue. L'EAFC a pour ambition de proposer une offre de formation plus lisible, plus accessible, plus cohérente et plus valorisante afin de mieux répondre aux besoins de tous les personnels de l'académie et de tous les territoires.

Donc l'offre de formation et de services permet à chaque personnel tout au long de sa carrière de faire évoluer ses pratiques professionnelles et de s'inscrire dans une dynamique individuelle et collective de développement professionnel. Donc l'académie de Versailles, c'est 102 000 personnels. Pour les cadres, on est environ sur 1 500 cadres au niveau de l'académie. Et donc les cadres représentent les personnels de direction, les inspecteurs du premier degré, du second degré et puis également aussi les cadres administratifs.

Et donc nous avons fait appel à la DITP pour former un groupe de personnels de direction, et plus précisément les chefs d'établissement référents, c'est-à-dire les personnels de direction qui accompagnent les personnels de direction stagiaires (c'est-à-dire les lauréats de concours), de façon à pouvoir les accompagner dans les retours de situations professionnelles. C'est pour ça qu'on a fait appel à la DITP pour justement nous accompagner et proposer une offre de formation autour du codéveloppement.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Merci beaucoup. Alors, comment vous avez fait ? Vous nous le dites dans un instant, mais je vous pose d'abord la question à vous, Pélagie Lebrun. D'abord sur les problématiques : adaptation au changement climatique, décarbonation, gestion de l'eau. Est-ce que c'est sur ces sujets traités ?

[Pélagie Lebrun, Chargée de mission Analyse et suivi des stratégies immobilières à la DIE]
Oui, tout à fait. En fait, on souhaitait élargir aux différents aspects qui gravitent autour de l'immobilier et qui ont un lien avec la transition écologique. Donc il y a toujours un axe encore assez fort sur la gestion de l'énergie et sur sa décarbonation. On parle de changer de source de chauffage, de passer du gaz à autre chose qui ne soit plus une énergie fossile par exemple.

Il y a également un axe de plus en plus important sur l'utilisation des matériaux : à la fois l'économie de matériaux, le réemploi, mais également l'utilisation de matériaux biosourcés dans les nouvelles opérations ou dans les rénovations. On a également l'intégration de tout ce qui est sujet de gestion de l'eau, de prise en compte de la biodiversité. Alors, on parle d'immobilier, ça peut paraître curieux, mais en fait, il y a les abords des bâtiments qui jouent un rôle aussi en termes d'artificialisation de surface, en termes de préservation d'espèces, en termes de couvert végétal qui lui-même joue aussi un rôle sur un autre axe de cette feuille de route qui est l'adaptation au changement climatique.

Parce que le couvert végétal, on en parle de plus en plus, par exemple dans les phénomènes d'îlots de chaleur urbains, mais sur plein d'autres sujets. L'adaptation au changement climatique. Pourquoi c'est un axe très important de cette feuille de route ? Tout simplement parce qu'une des conditions d'exercice du service public, de continuité de nos missions, c'est notamment le fait que l'immobilier dans lequel elle s'exerce permette cette continuité d'activité.

Et puis il y a également un axe de cette nouvelle feuille de route qui lui a trait à toutes les actions à bénéfices multiples, comme par exemple la sobriété des surfaces. Une sobriété de surface avec la densification des espaces de travail en lien avec les façons de travailler autrement (ce qui fait aussi le lien avec la table ronde précédente). Ça permet de cocher plusieurs cases parce que ça fait moins de surface à adapter, ça fait moins de matériaux pour construire, ça fait moins de ressources utilisées, etc., etc. Donc ça, et moins d'énergie également consommée. Donc ça c'est les différents aspects.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Merci beaucoup. Vous allez nous expliquer vos deux groupes de travail. Sébastien Boixel, expliquez-nous concrètement... alors beaucoup de questions là encore dans le chat sur comment ça se passe, quels impacts, combien de personnes touchées, quels sont les retours, qu'est-ce que vous pouvez nous dire en la matière ?

[Sébastien Boixel, Directeur adjoint à l'École académique de la formation continue à l'Académie de Versailles]
Alors l'impact, en fait, quand on regarde, l'objectif, c'est-à-dire qu'on a fait une attention particulière sur les parcours d'adaptation à l'emploi et sur les phases dites de transition professionnelle des cadres. Je crois que c'est vraiment important puisque quand on regarde les moments de la carrière où les cadres se forment le plus, ce sont vraiment les moments où on tend vers une mobilité, où on souhaite en tout cas évoluer dans ses missions de cadre.

Et c'est vraiment l'objectif de ce qu'on a souhaité porter en termes d'accompagnement puisqu'on a une offre de formation et de services, mais on voit bien que ce qui fonctionne c'est l'accompagnement de cette formation et de ces transitions professionnelles. Et donc nous avons pour le moment formé une trentaine de personnels de direction au codéveloppement, de manière à pouvoir accompagner les personnels de direction stagiaires dans leur année de formation dite statutaire, de manière à pouvoir revenir sur des situations professionnelles de terrain.

Puisque je disais tout à l'heure que l'offre de formation a été repensée pour être au plus proche des situations de travail. On voit bien que la construction des compétences se fait en situation de travail et l'idée c'est vraiment de revenir sur ces situations de travail en groupe pour justement pouvoir monter en compétence, et là le codéveloppement est extrêmement intéressant.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Merci beaucoup. Madame Lebrun, sur les ateliers. Est-ce que vous pouvez nous dire de l'intérieur comment ça s'est passé ? Deux groupes qui réunissent des experts, vous l'avez dit. Combien de personnes ?

[Pélagie Lebrun, Chargée de mission Analyse et suivi des stratégies immobilières à la DIE]
70 personnes. Alors, il y a eu deux étapes en deux ateliers, après un premier temps de travail interne à la DIE pour dégrossir justement les axes de cette feuille de route et les grandes actions. Nous avons mené en juillet 2024 un premier atelier qui réunissait 70 personnes qui étaient des experts des sujets de transition écologique de tout notre réseau interministériel. Donc aussi bien issus d'administrations centrales que de services déconcentrés.

Également les directions et les opérateurs qui sont vraiment les porteurs de ces expertises-là : la DGEC, la DHUP, l'ADEME, le Cerema également étaient représentés.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Des organisations.

[Pélagie Lebrun, Chargée de mission Analyse et suivi des stratégies immobilières à la DIE]
Tout à fait. Et donc ce premier atelier a permis en fait de collecter et prioriser tout un panel d'actions sur les différents axes que j'ai évoqués, et d'estimer aussi l'effort à fournir pour pouvoir les mettre en œuvre. Donc à l'issue de cette première journée d'atelier, on a retravaillé une structuration de notre pré-feuille de route qui a servi de base à un deuxième atelier, qui lui a réuni une cinquantaine de personnes qui étaient vraiment les décideurs, les décisionnaires de la fonction immobilière de l'État au sein des secrétariats généraux de ministères, au sein des SGAR également pour les régions.

Toujours avec nos principaux interlocuteurs régaliens, on va dire, sur ces questions-là, et à l'issue de cette deuxième journée d'atelier (enfin, c'est une demi-journée), nous avons souhaité les faire travailler surtout sur la façon d'organiser les moyens pour mettre en œuvre l'ensemble des actions qui avaient déjà été identifiées. Donc ce qui constitue aujourd'hui le 6e axe de notre feuille de route, qui est axé sur la meilleure utilisation possible des moyens que nous avons, qu'ils ont également collectivement pour ces sujets-là, à travers des sujets de gouvernance, de pilotage, de stratégie, de choses comme ça.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Merci. On peut parler de l'animation d'un binôme DIE / DITP. C'est bien cela ?

[Pélagie Lebrun, Chargée de mission Analyse et suivi des stratégies immobilières à la DIE]
Oui, tout à fait.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Merci beaucoup. Je me tourne vers vous Alban Praquin. Peut-être une réaction à un commentaire aimable dans le chat. Éloïse Bur, que je salue, nous écrit : "Les formations en design de services et d'intelligence collective permettent de mettre en pratique des outils qui sont des leviers réels de mise en pratique sur le terrain. Ça peut vous paraître abstrait et peu concret mais c'est tout l'inverse. De nombreux labs au sein des collectivités par exemple ont déjà pu mettre en place de réels projets innovants et transformant l'action publique." Tout cela c'est concret, c'est réel, c'est pragmatique.

[Alban Praquin, Chef du pôle Intelligence collective à la DITP]
C'est tout à fait concret et réel, pour enfoncer le clou, si je puis dire. Peut-être des éléments très très opérationnels, mais qui sont importants et qui sans doute intéressent les gens qui nous écoutent. Aujourd'hui, notre vivier, cette communauté d'experts, c'est un peu plus de 600 facilitateurs de l'État partout sur le territoire national, en métropole comme en Outre-mer. C'est un peu plus de 450 agents formés au codéveloppement. Donc ça commence à être un vivier intéressant.

Bien sûr, à la maille de la fonction publique, ça reste relatif et limité, mais néanmoins, on a des viviers qui sont en capacité aujourd'hui d'être activés de manière très concrète et assez rapide. Et donc comment on les active très concrètement pour ceux qui nous écoutent aujourd'hui via le Campus de la transformation ? On en a parlé : possibilité pour les agents de remplir un petit formulaire très simple dans lequel ils présentent leurs problématiques, ils présentent leurs besoins, les réflexions qui ont déjà eu lieu, qui ont déjà pu être menées.

Et ensuite à la DITP, on essaie de réaliser la mise en relation en fonction du besoin exprimé, en fonction de ce qu'on a compris du contexte. Parfois, au-delà du formulaire, ça se double avec un petit appel pour bien appréhender les enjeux. On essaie de voir comment mettre en relation et fournir le bon expert à l'administration demandeuse. Et ça c'est très concret, très opérationnel. Depuis le début de l'année, on a quasiment deux demandes par semaine qui arrivent via le Campus sur les sujets de facilitation et la mise en relation se passe bien. À ce stade les retours qu'on a sont bons.

Donc voilà, c'est vraiment quelque chose qu'on a envie de développer parce que, déjà, évidemment, notre bande passante à nous à la DITP en propre est limitée même si on essaie de se démultiplier. Et puis encore une fois, c'est quelque chose d'extrêmement intéressant pour les agents. On le voit ce matin avec les cas d'usage que l'on a (Éducation nationale, Immobilier de l'État, Gendarmerie) : voilà des contextes de politiques publiques extrêmement variés.

Et donc pour les agents experts qui ont été formés, c'est la capacité de se projeter sur des thématiques qui ne sont pas les thématiques que l'on traite au quotidien. Alors bien sûr, on ne demande pas à ces agents de devenir experts du fond des sujets, experts des politiques publiques, mais de pouvoir amener la compétence fonctionnelle qu'ils ont développée grâce au Campus sur les événements, sur les projets de ces administrations. Donc vraiment, il y a une idée de boucle vertueuse pour tout le monde, de gagnant-gagnant. C'est pour ça qu'on croit beaucoup en cette mise en relation et en ces enjeux de mise en relation.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Sébastien Boixel, peut-être en prolongement, des formateurs, former en interne sur des formations spécifiques. Alban parle de boucle vertueuse. Voilà, ça infuse, ça porte un changement structurel ?

[Sébastien Boixel, Directeur adjoint à l'École académique de la formation continue à l'Académie de Versailles]
Oui. Alors moi je trouve intéressant en fait de souligner que c'est l'accompagnement au changement avec cet effet transformant. Je crois que c'est important de le souligner et c'est là que l'appui de la DITP est intéressant, puisque on n'est pas sur une formation mais on est bien sur un enjeu de transformation. Et on voit bien qu'on a des enjeux et ça commence à infuser au niveau des individus et au niveau collectif.

Donc sur les individus, on a bien évidemment... on voit les enjeux hein, sur le développement des compétences managériales et de pilotage. On le disait tout à l'heure, c'est vraiment un enjeu essentiel. Ça permet aussi de prendre du recul sur sa pratique, puisque l'objectif c'est de permettre justement de réfléchir à sa propre pratique. Et c'est vraiment ça l'enjeu de cette approche un peu transformante. Et puis je crois beaucoup à cette question du renforcement du sentiment d'appartenance, en particulier le fait justement de participer à un processus collaboratif.

Les personnels d'encadrement renforcent finalement leurs liens avec leurs pairs, et ce qui améliore la cohésion et ce qui leur permet, moi je pense vraiment, de construire leur réseau professionnel. Et la question de l'effet réseau pour moi est fondamentale dans le développement professionnel des cadres. Donc c'est vraiment cette évolution, cette construction évidemment du réseau.

Et puis un point peut-être sur l'organisation : on commence à voir les bénéfices, donc l'amélioration de la performance collective (je crois qu'on peut en parler), des questions d'innovation et d'adaptation parce qu'il y a aussi un enjeu d'adaptation aux situations, et puis le renforcement de la culture collaborative puisque le codéveloppement soutient une culture de collaboration entre pairs. Et ça je pense que ça va peut-être se construire dans la durée. On est au début, mais l'idée c'est quand même d'avancer sur cette thématique.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Merci beaucoup. En prolongement Pélagie Lebrun. Alors Monsieur Boixel, vous dites plein de mots-clés impactants. Je retiens notamment l'effet réseau. Puis c'est un enjeu d'efficacité. On est là sur des formations, sur des accompagnements, sur des coconstructions qui visent à une efficacité renforcée des organisations dans un contexte — Alban l'a rappelé, Grégoire aussi — de contexte budgétaire particulier.

[Pélagie Lebrun, Chargée de mission Analyse et suivi des stratégies immobilières à la DIE]
Tout à fait. Et d'ailleurs, l'accompagnement de la DITP a été vraiment précieux dans toute l'élaboration de la démarche, justement pour que ces ateliers soient efficaces, qu'on se focalise sur le bon objectif et que les modalités de leur animation de façon détaillée puissent permettre d'atteindre l'objectif de ces journées. Malgré le fait que ce soit un sujet complètement multi-acteurs, complètement protéiforme parce que beaucoup de sujets sont intriqués les uns dans les autres, que ça ne reste pas un sujet d'experts en fait, mais que vraiment ça infuse dans les stratégies immobilières et dans les réflexions de l'ensemble des parties prenantes de la fonction immobilière de l'État.

Donc ça, ça a été un point important. Et en fait, concevoir ces journées-là, concevoir ces modalités d'animation, c'est un métier, ça ne s'improvise pas. Donc nous avons un petit peu de cette connaissance-là au sein de la DIE, mais pas suffisamment encore. Et puis nous sommes une petite équipe. Et donc pour animer autant d'ateliers avec autant de participants, nous avons eu d'abord la chance d'avoir le renfort des équipes de la DITP pour le premier atelier, et puis pour le deuxième atelier, nous avons fait appel, à travers eux, au réseau des facilitateurs de la DITP.

D'ailleurs, je tiens à saluer les trois animatrices qui ont participé, qui étaient volontaires sur ce sujet-là, qui ont vraiment été formidables. Il y a un grand intérêt... Alors certes, avoir des agents formés à la facilitation au sein de toutes les administrations, c'est un vrai plus. Mais il y a aussi le fait que, quand on fait appel au réseau des facilitateurs et qu'on a avec soi des personnes qui ont un regard extérieur et qui ne sont pas parties prenantes du sujet qu'on doit traiter, c'est extrêmement important pour que justement les réflexions du collectif ne soient pas influencées, biaisées, et qu'elles puissent vraiment s'exprimer de la façon la plus limpide et efficace possible.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Merci beaucoup. Il nous reste 7-8 minutes d'échange. Beaucoup de questions. J'en prends une pour vous Sébastien Boixel. On parle de dizaines de personnes formées, accompagnées. Comment faire en sorte que l'ensemble finalement de l'organisation soit impacté, soit touché par cette transformation ?

[Sébastien Boixel, Directeur adjoint à l'École académique de la formation continue à l'Académie de Versailles]
Oui, c'est l'idée. Donc c'est vrai qu'il faut... on démarre doucement hein. Donc c'est le côté expérimental, on regarde les effets produits de cet accompagnement à la transformation. Et l'idée bien évidemment, c'est d'arriver à proposer cette méthode de codéveloppement pour l'ensemble des cadres, mais pas que. C'est-à-dire que l'idée, c'est de pouvoir justement proposer aussi aux autres personnels de l'académie, les enseignants du second degré bien évidemment, pour pouvoir prendre du recul sur leur pratique.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
D'accord. Donc vous démarrez doucement, mais il y a l'idée de massifier une fois que ce dispositif...

[Sébastien Boixel, Directeur adjoint à l'École académique de la formation continue à l'Académie de Versailles]
C'est bien sûr l'idée de massifier. Donc dans un premier temps, c'est voilà, d'avoir un groupe d'animateurs, mais derrière c'est de pouvoir mettre en place des formations de formateurs pour pouvoir justement dupliquer, puis essaimer cet accompagnement au sein de l'académie.

[Alban Praquin, Chef du pôle Intelligence collective à la DITP]
Effectivement, en rebond avec ce que vient de dire Sébastien Boixel, c'est très vrai sur le cas concret qui nous intéresse là (Éducation nationale, académie de Versailles), mais plus globalement, effectivement on a cette volonté de former les agents, mais aussi avec les agents formés, avec les agents qui sont déjà acculturés à ces méthodes-là, de former à être formateur et à démultiplier aussi les formations du Campus partout sur le territoire. Et que ça ne soit pas que, évidemment, la DITP qui soit en capacité d'animer les formations, mais que des agents partout (en administration centrale, en services déconcentrés) soient en capacité à leur tour de s'approprier ces formations et de les délivrer très concrètement à leurs collègues agents de proximité.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
À la DIE, il y a des vocations comme ça, des gens qui se sont proposés pour former, pour accompagner ?

[Pélagie Lebrun, Chargée de mission Analyse et suivi des stratégies immobilières à la DIE]
Oui, en fait, d'ailleurs moi-même et un de mes collègues du BE, nous avons suivi depuis la formation des facilitateurs.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Merci beaucoup. Je prends quelques réflexions. Peut-être on prendra le temps avec les équipes de la DITP de revenir vers vous plus individuellement sur tous vos questionnements. "L'accompagnement..." donc Monsieur Boixel, "l'accompagnement du changement est clé, l'acculturation se fait au fil de l'eau. Donc effectivement tout ne se fait pas d'un claquement de doigts et de façon immédiate". "Pour valoriser tous les agents, il me semble important de faire connaître cette offre à l'ensemble des catégories et pas seulement pour les cadres." Oui, tout à fait. "Excellent webinaire." Bon, merci. Ouh là là ! Beaucoup de perfectionnements à venir, beaucoup de formations à venir. "Comme personne ne régresse sur une carrière professionnelle, les évolutions sont possibles avec le bilan de compétences, définir quel poste, quel agent." Bon, beaucoup de commentaires, je ne vais pas pouvoir tous les remettre.

"Il existe un réseau de designers au sein des collectivités territoriales qui s'appelle Dessein Public, si vous voulez poursuivre et compléter les compétences que propose la DITP", c'est madame Bur de nouveau qui le mentionne. Oui, vous connaissez ce réseau ?

[Alban Praquin, Chef du pôle Intelligence collective à la DITP]
Tout à fait. Réseau des designers donc des collectivités territoriales, et également le réseau des designers de l'État. Donc deux réseaux, mais qui communiquent et qui travaillent on va dire en symbiose. Le réseau des designers de l'État, qui est animé par le pôle design de la DITP. Donc effectivement l'idée, c'est aussi évidemment (on s'en rend compte tous les jours), c'est de créer des connexions entre des réseaux qui coexistent mais qui parfois ne se connaissent pas, malheureusement, et c'est normal. Donc il y a aussi cet enjeu de connexion entre différents réseaux et tout ça dans une logique toujours de démultiplication et de passage à l'échelle.

Donc c'est vrai sur le design, c'est vrai sur la facilitation. On s'en rend compte tous les jours qu'il y a des viviers, il y a des réseaux de facilitateurs qui existent un peu partout dans les administrations, un peu partout sur les territoires, et notre rôle aussi à la DITP, c'est de les identifier, de les cartographier et de les connecter pour que, bah tout ça puisse être massifié.

J'en profite du coup, ça me fait aussi une petite idée qui est importante. Pour intégrer la communauté des experts, il n'est pas nécessaire d'avoir suivi stricto sensu la formation de la DITP. Je prends l'exemple sur les sujets de facilitation. Il existe beaucoup de formations et beaucoup d'agents (et heureusement d'agents publics) sont déjà formés à la facilitation et donc ont bien sûr vocation à rejoindre notre réseau alors même qu'ils n'ont pas suivi notre formation. Donc pas d'inquiétude là-dessus. La formation de la DITP n'est pas un prérequis pour intégrer le réseau. Au contraire, on essaie d'ouvrir au maximum les portes de ce réseau pour qu'il soit le plus efficace et opérationnel possible.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Merci beaucoup. Peut-être un mot de conclusion. On arrive au terme de notre échange tous et passionnant. Pour celles et ceux qui nous regardent, qui sont désireuses, désireux de s'inscrire dans cette démarche, quel conseil vous pourriez leur donner en conclusion ?

[Sébastien Boixel, Directeur adjoint à l'École académique de la formation continue à l'Académie de Versailles]
Alors, un conseil : allez-y, c'est sans risque puisque on est sur le côté expérimental au départ et ce qui est intéressant, c'est de voir les effets produits. On a parlé de codéveloppement, on a également lancé dans l'académie de Versailles un dispositif de coaching professionnel également pour les cadres, et on a lancé enfin une formation au leadership transformationnel, puisqu'on sait que 20 % en tout cas des résultats des élèves est lié à l'organisation, en tout cas la manière dont les chefs d'établissement, les personnels de direction pilotent les établissements.

Donc pour mettre en œuvre toutes ces formations, moi je pense que l'accompagnement est essentiel et je voudrais vraiment remercier la DITP puisque vous m'avez invité à la journée de la transformation au codéveloppement et au coaching et ça m'a permis de rencontrer l'ensemble des acteurs, des formateurs, et vraiment merci pour ce temps d'échange puisque, au départ, l'idée c'est quand même d'arriver à se connaître, de pouvoir échanger et ensuite de pouvoir travailler ensemble. Donc merci pour cette invitation.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Merci à vous. Vous voulez en prolongement conclure si vous avez un message, madame ?

[Pélagie Lebrun, Chargée de mission Analyse et suivi des stratégies immobilières à la DIE]
Moi je conclurais en disant que c'est effectivement une source humainement très riche d'échanges, de mises en perspective également qui permettent même pour soi de prendre un petit peu de la hauteur par rapport à ce qu'on fait au quotidien et à adopter d'autres perspectives et, quelque part, à revenir dans le jeu avec d'autres ressources. Donc c'est vraiment une démarche très très intéressante pour le collectif, mais aussi pour soi.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Merci d'être venus témoigner. Vous êtes des ambassadeurs du Campus, si je puis dire. Alban, un mot de conclusion. Donc tout cela est en ligne, tout cela est ouvert ?

[Alban Praquin, Chef du pôle Intelligence collective à la DITP]
Oui, tout à fait. Le message final, c'est vraiment : prenez notre attache, venez vers nous. On est à votre disposition à la fois pour vous conseiller, pour vous orienter aussi au sein de cet écosystème-là. Et on vous donnera aussi toutes les informations sur les différentes actions d'animation des communautés que l'on mène (que ce soit des webinaires, des newsletters, des journées présentielles ou des temps forts présentiels pour échanger sur ces pratiques-là). Donc on est bien sûr à la disposition des agents pour répondre à ces questions et être les guides, les orienteurs pour que ça soit le plus simple possible pour eux et qu'ils s'y retrouvent dans l'ensemble de ces communautés.

[Sylvain Henry, Directeur éditorial chez Acteurs Publics]
Merci beaucoup à vous trois. Merci aux intervenants de ce webinaire. Rendez-vous de la DITP en trois parties. Vous pouvez revivre les trois séquences. On va les mettre en ligne rapidement avec un certain nombre de liens d'informations, de documents en ligne que vous pourrez trouver pertinents pour vous inscrire dans cette démarche.

Merci beaucoup aux équipes de la DITP, Grégoire Tirot, Soulmaz Alavinia, Alban Praquin. Merci aux équipes de la communication, Caroline Floriant notamment, pour nous avoir aidés à proposer cette émission. Merci aux équipes d'Acteurs Publics TV, et je vous donne rendez-vous pour le prochain rendez-vous de la DITP. C'est le 8 avril sur "Services Publics Plus" (SP+). Donc voilà, on communiquera pour revenir vers vous pour que vous vous inscriviez à ce prochain rendez-vous de la DITP le 8 avril. Je vous dis à très vite.

Formations, guides, outils clés en main et mise en relation avec des laboratoires d'innovation publique et des experts : le nouveau Campus de la transformation constitue un véritable centre de ressources dédié au développement des compétences des agents publics en matière de transformation de l’action publique. 

Le Campus s’appuie sur une expérience solide : plus de 53 000 agents ont été formés et plus de 260 000 heures de formation dispensées depuis 2023. Il accompagne les agents dans la réussite de leurs projets de transformation publique grâce à un ensemble de ressources dédiées.

« Le contact est très simple, il y a une très grande écoute de la part de la DITP quand on amène nos projets. C'est très agréable d'avoir une contextualisation et une adaptation à notre monde. »

Sandrine Guébin, cheffe du pôle Intelligence collective et transformation managériale à la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN)

Ce nouveau rendez-vous de la DITP, qui a eu lieu le 18 mars de 9h30 à 11h00, fait le point sur le nouveau centre de ressources et de formation piloté par la DITP et mis à disposition des agents des trois versants de la fonction publique.

Qu'est-ce que le Campus de la transformation et à quels enjeux répond-il ? A qui s'adresse ce nouveau centre de ressources et comment s'en saisir ? Quels types de ressources et d'accompagnement propose-t-il et pour quels objectifs ?

« Des enjeux de transformation commencent à infuser aux niveaux individuel et collectif. Pour les individus, on voit les enjeux sur le développement de compétences managériales et de pilotage. Pour l'organisation, on commence à voir les bénéfices : amélioration de la performance collective, importance des questions d'innovation et d'adaptation aux situations, et renforcement de la culture collaborative. »

Sébastien Boixel, directeur adjoint à l'École académique de la formation continue (Académie de Versailles)

Au programme :

  • Grégoire Tirot, chef du service Innovation publique et participation citoyenne à la DITP ;
  • Soulmaz Alavinia, cheffe de pôle Campus de la transformation à la DITP ;
  • Sandrine Guébin, cheffe du pôle Intelligence collective et transformation managériale à la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) ;
  • François Meyer, directeur de l'offre numérique et événementielle au Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) ;
  • Alban Praquin, chef du pôle Intelligence collective à la DITP ;
  • Pélagie Lebrun, chargée de mission Analyse et suivi des stratégies immobilières à la Direction de l'immobilier de l'État ;
  • Sébastien Boixel, directeur adjoint à l'École académique de la formation continue à l'Académie de Versailles.

Les « Rendez-vous de la DITP », chaque mois, un webinaire interactif pour échanger sur les leviers et les méthodes au service de la transformation publique, en partenariat avec Acteurs Publics.

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