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Outils et méthodes pour transformer

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Une étude pour mieux comprendre l'apport des sciences comportementales à la transition écologique
17.01.19
Une étude pour mieux comprendre l'apport des sciences comportementales à la transition écologique

Proposer des solutions adaptées aux comportements réels et aider nos concitoyens à prendre une décision éclairée tout en préservant leur liberté de choix : c’est ce que nous enseignent les sciences comportementales en replaçant les attentes et les pratiques des usagers au cœur de la fabrique de la décision publique.

Certaines politiques publiques se prêtent tout particulièrement à cette approche comportementale. C’est le cas de la transition écologique, sujet pour lequel les intentions théoriques des individus peinent encore trop souvent à se transformer en actes réels. Quels mécanismes psychologiques expliquent nos difficultés à être écoresponsables ? Quels leviers peut-on mobiliser pour favoriser des comportements vertueux ? 

Une nouvelle étude conduite sous la responsabilité éditoriale de la direction interministérielle de la transformation publique vient explorer le champ des possibles ouvert par l’incitation comportementale à l’action publique environnementale, d’abord en s’attachant aux modalités et prérequis de ce type d’intervention, puis en examinant divers exemples de réalisations sur des problématiques concrètes.

Rédigée par Thibaud Griessinger, chercheur consultant en sciences comportementales appliquées à la problématique de la transition écologique, cette étude part du constat que, parmi les mesures à prendre pour atteindre les objectifs de développement durable fixés par l’ONU pour l’horizon 2030, une grande partie ne repose pas uniquement sur des considérations techniques ou législatives mais appellent une modification effective de nos comportements.

Dès lors, quels sont les outils dont disposent les décideurs publics pour infléchir les comportements des citoyens afin de tendre vers plus de soutenabilité environnementale et ainsi faciliter la transition de la société française vers l’économie circulaire ? L’étude pose des premières pistes de solution. Elle vient compléter le travail d'accompagnement engagé par la DITP depuis novembre 2018 auprès d'une vingtaine d'acteurs publics avec l’objectif de poser les fondations d’une communauté de pratiques sur les sciences comportementales.

 

Découvrir l'étude

 

 

 

Les sciences comportementales, qu'est-ce que c'est ?

Les sciences comportementales comptent parmi les leviers susceptibles de permettre à l’action publique de gagner en efficacité et en légitimité. Par cette approche, il s’agit d’appréhender sous un angle nouveau des thématiques d’intérêt général pour lesquelles le succès des politiques publiques passe par la compréhension et  l’évolution des comportements réels des individus. A terme, l’ambition de la démarche est de favoriser la montée en puissance opérationnelle de l’approche comportementale au sein des administrations.

La prise en compte des enseignements des sciences comportementales a depuis plusieurs années progressé au sein de la sphère publique dans de nombreux pays. Cette tendance est corrélée à plusieurs constats et objectifs : la volonté d’asseoir l’efficacité des politiques publiques sur la compréhension des mécanismes et facteurs psychologiques fondant les prises de décision des citoyens « réels » ; la possibilité d’enrichir la gamme de l’action publique avec des types d’intervention alternatifs aux leviers habituels, que sont la norme, l’incitation ou la sanction financière ou l’information « brute ». Le concept de nudge (ou « incitation douce ») a été ainsi popularisé ; la nécessité d’avoir une pratique d’évaluation systématique et robuste des interventions mises en place en s’appuyant sur des standards scientifiques (en particulier les essais randomisés contrôlés).

 

 

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