La biologie médicale délocalisée : soigner mieux, optimiser les prescriptions, améliorer le parcours des patients

Actualité Publié le 4 mars 2026

  • Simplification

La préfecture du Rhône a saisi France Simplification afin que soit accélérée la publication des textes réglementaires encadrant le déploiement de la biologie délocalisée, c’est-à-dire des examens de biologie médicale réalisés directement dans un lieu de soins.

Maison de santé

La biologie médicale délocalisée désigne des examens de biologie médicale dont la phase analytique est réalisée en dehors d’un laboratoire de biologie médicale par du personnel soignant. Avec l'arrêté du 4 février 2026, son déploiement offre de nombreuses solutions d’optimisation pour les patients et les professionnels de santé : amélioration du diagnostic au sein de la population, optimisation des prescriptions, diminution des consultations redondantes ou encore optimisation des réorientations des patients vers les services d’urgence ou vers des examens complémentaires.

Des enjeux structurants pour l’ensemble du système de santé

Pour les patients, la biologie médicale délocalisée permet un accès plus rapide aux résultats et donc une décision médicale accélérée. Pour les professionnels de santé, elle implique une réorganisation des pratiques avec une réalisation d’actes biologiques en dehors du laboratoire, tout en maintenant une exigence élevée de qualité, de traçabilité et de sécurité, sous la responsabilité d’un biologiste médical. 

Une évolution réglementaire pour une réponse concrète aux enjeux d’accès aux soins

La loi de Financement de la sécurité sociale pour 2023, a prévu qu’un arrêté ministériel pris après avis de la Haute autorité de Santé, fixe la typologie des lieux éligibles pour la biologie médicale délocalisée hors établissement de santé. Pleinement mobilisées, les équipes du Ministère de la Santé ont préparé ces textes réglementaires, coconstruits à partir des nombreux retours de tous les acteurs de santé qui seront impliqués dans la biologie médicalisée. 

Suite aux avis favorables de la Haute Autorité de santé et du Conseil national d'évaluation des normes (CNEN), la ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées a signé l’arrêté du 4 février 2026 modifiant les conditions de réalisation de prélèvements et d'analyses d'examens de biologie médicale en dehors d'un laboratoire de biologie médicale. Il s’agit d’une première étape décisive dans le déploiement du projet, les travaux à venir vont se concentrer sur la définition des paramètres et du modèle économique du projet.

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