Histoire du CITP Depuis sa création par le Président de la République, en 2018, le CITP a permis d’acter la mise en œuvre de grands projets de transformation pour renforcer nos services publics.... Article Publié le 27 novembre 2024
Label de qualité pour les services publics Le label « Services Publics + » valorise les services publics et les agents les plus engagés pour des services publics plus proches, plus simples et plus efficaces.... Expérience Usagers Article Publié le 12 novembre 2024
France simplification : simplifier les normes et les procédures en partant des attentes du terrain Simplification Actualité Publié le 30 avril 2026
Mise en ligne des cahiers de doléances du grand débat national : lancement de la phase opérationnelle du projet Conformément à la résolution du 11 mars 2025 de l’Assemblée nationale, les cahiers de doléances, rédigés par plus de 200 000 citoyens dans plus de 17 000 communes lors du mouvement des Gilets jaunes et du Grand Débat national qui s’en est suivi, vont entrer dans une nouvelle phase, celle de leur mis... Participation citoyenne Presse Publié le 2 avril 2026
Livre blanc de l’accueil physique dans les services publics Outil Conduite de projet Design de service Qualité de service Publié le 12 novembre 2025
Former les agents publics à la transformation, un levier d’agilité Actualité Publié le 6 juillet 2026 Accompagnement de la transformation publique Interview croisée de Laurent Kihl, directeur de l’ENSOSP et président du RESP, et Soulmaz Alavinia, cheffe du pôle Campus à la DITP. Face aux transitions écologique, sociale et numérique, en temps de crise comme au quotidien, pour notamment répondre au mieux aux besoins des usagers, la fonction publique doit se réinventer. Nous avons interviewé Laurent Kihl, président du Réseau des écoles du service public (RESP) depuis le 27 mai et directeur de l’École nationale des officiers de sapeurs-pompiers (ENSOSP), et Soulmaz Alavinia, cheffe du pôle Campus de la transformation publique à la DITP pour évoquer la question de la formation des agents publics comme réponse aux enjeux de transformation publique. Quels sont pour vous les enjeux de la transformation publique ? Laurent Kihl : Dans la sécurité civile, la transformation est abordée sous l’angle de l’adaptation permanente aux évolutions sociétales, des risques et de nos personnels. Les enjeux de résilience sont au cœur de notre ADN. Parce que nous avons une valeur phare : l’humilité. Il n’y a pas une intervention similaire à une autre, qui ne demande pas à un moment de remettre en cause ses certitudes pour trouver la meilleure réponse à l’événement. Parce qu’on a aussi une activité quotidienne, en plus de la gestion de crise. Lors des feux de l’été 2024 en Gironde, la vie ne s’est pas arrêtée. Il y avait des accidents de la route, des malaises, et on a continué à assumer cette activité. On doit avoir cette capacité de passer d’un fonctionnement du quotidien à un fonctionnement de crise quasiment à l’instant T. Soulmaz Alavinia : Vos métiers sont très opérationnels et on pourrait penser que c’est très éloigné des sujets de transformation publique. Pourtant, si vous l’intégrez dans vos stratégies, ce doit être aussi transposable à toute la fonction publique. Parler de transformation aujourd’hui, c’est améliorer en continu les pratiques professionnelles pour rendre un service public plus proche, plus simple, plus efficace. LK : La résilience, ce n’est pas seulement celle des sapeurs-pompiers, c’est celle du service public. L’avenir de la fonction publique est moins dans la gestion du quotidien que dans la capacité des agents publics à s’adapter, à apporter des réponses, y compris quand il n’y a pas de réponse. En quoi la formation des agents publics est une plus-value ? SA : Les compétences techniques deviennent rapidement obsolètes. De grandes transformations sont à l’œuvre dans la société et il faut faire évoluer ses pratiques professionnelles pour les accompagner. Avec le Campus, ce que nous proposons, c’est de comprendre ses fonctionnements, prendre conscience de ses biais cognitifs, parler de la façon de travailler ensemble, questionner les modes de prise de décision, réinterroger ses automatismes et apprendre de ses erreurs. En somme : apprendre à apprendre. Le Campus vient en soutien et en complément des offres de formation initiale et continue dans les administrations et les écoles du service public. C’est ainsi que l’IRA de Nantes ou l’INSP font appel à nous. LK : On a les mêmes objectifs ! Sur le terrain, on a développé une culture du retour d’expérience. L’analyse de chaque intervention crée une phase d’expérimentation. On ne se réinvente pas chaque fois, on se questionne sur chaque intervention, au regard des attentes des usagers, de notre vécu et pour ne pas reproduire des erreurs. L’ENSOSP forme 6 000 officiers sapeurs-pompiers par an. Ils suivent une formation et reviennent chaque fois qu’ils changent de fonction, de grade, soit tous les 4 ou 5 ans. Nos formations évoluent régulièrement pour s’adapter aux besoins du terrain. Quand ils reviennent, ils montent en compétences et de notre côté on s’assure que le corpus formatif reste en adéquation avec le terrain. On a développé un axe de formation « nouvelles énergies », parce qu’on n’intervient pas sur un feu d’hydrogène comme on intervient sur un feu de GPL ou sur des panneaux photovoltaïques comme sur un bâtiment classique. SA : En effet ! Les formations du Campus de la transformation publique sont justement destinées à être opérationnelles, elles sont conçues à partir des projets du quotidien. Comment le RESP vous permet de mutualiser les forces ? LK : Face à des situations extrêmes, les acteurs de l’État doivent se rassembler. Le RESP est un bel outil de convergence, il porte ce que doit être la fonction publique des années à venir. En matière de formation, on a ainsi monté avec l’École des hautes études de santé publique (EHESP) et l’École du Val-de-Grâce un parcours de formation des directeurs des secours médicaux qui interviennent sur les opérations comme des carambolages avec de nombreuses victimes. Le Campus peut se tourner vers le RESP. Vous pouvez toucher toutes les fonctions publiques et des métiers très différents. SA : Le RESP réunit 35 écoles du service public. L’un de nos enjeux est de cibler les écoles. Individuellement, c’est intéressant, mais ça l’est encore plus de les cibler collectivement. Elles recherchent de l’inspiration pour faire évoluer leur plan de formation et leur maquette pédagogique. Elles sont dans une démarche de transversalité, de partage de pratiques, et nous pouvons venir en soutien. Notre référentiel de compétences, qui sera proposé courant juillet, a été coconstruit. On a eu des entretiens avec les principaux acteurs institutionnels. Parmi eux, des écoles du RESP, comme l’École nationale de l’administration pénitentiaire (ENAP) et l’Institut des hautes études de l'éducation et de la formation (IH2EF), les IRA, et aussi l’École nationale d’administration publique du Québec. LK : Nous nous rapprochons du Campus pour travailler sur la notion de décloisonnement. La mise en réseau permet de mettre à plat les questions que l’on se pose pour trouver collectivement des réponses. L’attractivité de la fonction publique est un sujet clé : les agents publics doivent pouvoir passer d’un métier à l’autre, parfois avec un cursus commun, et même bifurquer. Si on a été officier de sapeurs-pompiers pendant 15 ans, on pourrait basculer dans la magistrature et en fin de carrière enseigner. SA : Absolument ! Un agent formé à l’hôpital va acquérir des compétences qui lui permettront de partir en mobilité dans une autre fonction publique. Il faut des compétences socles pour tout agent, quel que soit son corps, son grade, son administration. LK : C’est ce qui, à un moment, va donner du sens. SA : Développer des compétences pour que l’action publique menée par les agents produise ait tel résultat sur la société, c’est valorisant et impactant. Et cela participe à donner du sens à l’action publique. Nos dernières actualités « La présence des services publics est un fondement de notre socle républicain » Interview de Pierre Molager, secrétaire général de la préfecture du Nord, sous préfet de l’arrondiss... Expérience Usagers Actualité Publié le 10 juillet 2026 Guide d'usage de l'IA pour les agents publics de l'État L’intelligence artificielle (IA) porte des promesses de transformations majeures. Premier employeur ... 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