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Action Publique 2022

2009
Qui sommes-nous ? Le service Accélération des transformations
22.05.19

Au sein de la direction interministérielle de la transformation publique, le service « Accélération » accompagne les administrations dans la conduite de leurs projets de transformation. Dans des délais très courts, le service propose et déploie des modalités d’appui adaptées aux spécificités des projets ministériels et interministériels qu’il accompagne. Ses interventions ont pour but de produire des résultats rapides pour aider les administrations partenaires à réussir la mise en œuvre des réformes qui leur sont confiées. Le service veille aussi à permettre aux administrations de poursuivre leurs travaux dans les meilleures conditions possibles, une fois la période d’accompagnement terminée, pour favoriser des changements profonds et durables.
Plaçant l’usager au cœur de la conception des politiques publiques, le service ouvre également la voie à de nouvelles approches en matière de proximité et de simplification à travers les projets expérimentaux Services publics + et Carte Blanche qui visent à réinventer les services publics dans les territoires avec les acteurs de terrains.
Au rythme d’une trentaine de missions par an, comment fonctionne cette unité chargée d’imaginer des solutions nouvelles tout en aiguillant les dirigeants sur la voie de la performance ? Le point en compagnie d’Axel Rahola, chef de service.
 

 Quels sont les types de projets que le service Accélération accompagne ? 

 

Nous intervenons sur deux types de missions. D’abord, celles que nous conduisons pour les ministères, en général à leur demande, pour les aider à réussir les grandes réformes inscrites dans leurs plans de transformation. Beaucoup d’entre elles sont tournées vers l’usager. Je pense par exemple à nos travaux pour améliorer l’orientation et le suivi des allocataires du RSA dans le cadre du Plan Pauvreté, à nos contributions récentes pour accélérer la prise en charge des personnes autistes, ou encore au projet de modernisation de l’aide juridictionnelle que nous sommes en train de démarrer.
Ensuite, nous avons des missions de nature interministérielle comme Carte Blanche ou Services Public + que nous menons en propre à la demande du Premier ministre. Ces expérimentations sont centrées sur l’association des usagers à la construction de solutions pour répondre aux problèmes spécifiques qu’ils rencontrent sur leurs terriroires. Elles ont vocation à inventer de nouveaux services et de nouvelles façons d’accéder aux services publics.
 

 

 La notion de bénéfice final pour l’usager est donc la condition essentielle à votre appui ? 

 

En effet, du choix des projets aux méthodes qui intègrent cet enjeu de façon prioritaire, l’usager est au centre de la vision de la transformation que nous portons. Pour que nous nous engagions dans un projet, il faut également que certaines conditions soient remplies. Il faut d’abord que la réforme en question porte une ambition de transformation profonde et durable. Il faut également que les conditions de réussite soient réunies du côté de l’administration partenaire. Cela implique notamment que le projet soit suivi au bon niveau pour pouvoir obtenir les décisions nécessaires en cas de blocage et que l’administration se soit dotée d’une équipe projet bien dimensionnée et avec les compétences nécessaires.

 

 Vous attendez donc une forte implication du ministère pour mener à bien son projet ? 

 

C’est indispensable. Lorsque l’on mène un projet, c’est avec les ministères. On ne se voit pas comme un service extérieur qui dirait aux administrations ce qu’il faut faire. Nous ne sommes pas une inspection générale ou un service d’audit. Nos équipes sont pleinement parties prenantes du projet du ministère pendant la durée de notre accompagnement. Elles interviennent le plus souvent lors d’une phase-clé, soit pour le faire avancer plus vite ou pour trouver des solutions nouvelles. Elles s’assurent également de l’appropriation par le ministère des outils et méthodes employées pour conduire le projet et en sécurisent ainsi les conditions de reprise.

 

 

C’est parce que nos agents ont une énergie et une volonté transformatrice qu’ils sont capables de s’investir très fortement dans les projets et de les amener au plus haut niveau d’ambition possible.

 

 

   Parlez-nous de vos agents justement. Quels sont profils ? 

 

Il s’agit d’une équipe d’une vingtaine de personnes aux parcours très variés. Certains viennent du secteur public, d’autres du secteur privé où ils ont souvent travaillé dans des équipes de conseil au service du secteur public. Ce sont des professionnels de la conception et de la mise en œuvre de grands projets. Nous avons réuni une équipe de gens expérimentés avec une culture de la transformation très développée.

 

 Faut-il avoir la transformation chevillée au corps pour être un agent d’accélération ? 

 

Nous recrutons des profils qui ont ces convictions et cette personnalité-là. C’est parce que nos agents ont une énergie et une volonté transformatrice qu’ils sont capables de s’investir très fortement dans les projets et de les amener au plus haut niveau d’ambition possible. Cela dit, chaque membre d’accélération a des zones de force spécifiques. Certains seront plutôt sur les missions de transformation et de réorganisation de structures, d’autres sur des sujets transformation numérique ou d’expérience utilisateur etc.

 

Petit à petit, nous observons dans les administrations une volonté de se structurer en mode projet, en recrutant des compétences un peu différentes. Je pense que le service a contribué à diffuser cette culture et ce savoir-faire. C’est notre mission et nous continuerons à l’assurer avec l’ambition d’emmener les projets toujours plus loin.

 

 Malgré la pluridisciplinarité qui vous caractérise, vous faites appel à des cabinets de conseil issus du privé ? 

 

C’est d’abord pour démultiplier nos capacités d’intervention. Nous sommes une petite équipe au regard des besoins d’accompagnement et nous avons besoin de nous renforcer avec des ressources externes pour intervenir sur un plus grand nombre de projets. Par ailleurs, si de plus en plus d’expertises sont internalisées par les ministères, toutes ne le sont pas. C’est le cas par exemple pour certaines compétences numériques pointues. Enfin, le recours aux consultants externes permet de diffuser plus rapidement les nouvelles pratiques managériales ou digitales qui sont souvent bien maîtrisées par ces cabinets.

 

 Tous les ministères peuvent-ils s’appuyer sur votre marché ? 

 

Oui, ce marché peut être mobilisé par nous dans le cadre des missions d’appui DITP pilotées par nos agents ou directement par les ministères, sans intervention de notre part. Il s’agit d’un outil interministériel avec un très grand nombre d’acteurs référencés. Aucun cabinet n’est capable de couvrir à lui seul toutes les méthodologies et les pratiques nécessaires à la conduite de grands projets de transformation. Nous avons donc veillé à ce que la plupart des cabinets qui répondent à l’appel d’offres le fassent en consortium. Nous tenions à garantir une large capacité de choix.

 

 Votre offre de services est-elle aujourd’hui connue des ministères ? 

 

Depuis sa création, notre service, sous ses différents noms (appui, conseil, accélération), a maintenant accompagné de nombreux ministères. Petit à petit, nous observons dans les administrations la volonté de se structurer en mode projet, en recrutant des compétences un peu différentes. Je pense que le service a contribué à diffuser cette culture et ce savoir-faire. C’est notre mission et nous continuerons à l’assurer avec l’ambition d’emmener les projets toujours plus loin.

2009