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L'action publique se transforme

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[Diaporama] 20 photos et citations de la Conférence de Paris : de l’open data au Gouvernement ouvert
30.04.14

Co-organisée par Etalab et le Conseil national du numérique, la Conférence de Paris : de l’open data au Gouvernement ouvert a réuni les 24 et 25 avril 2014 les acteurs majeurs de l’open data en France et à l’étranger, représentants politiques et de la société civile. (Re)vivez les temps forts en 20 images et citations.

Didier Migaud, Premier Président de la Cour des Comptes : « L’ouverture des données publiques et l’action des juridictions financières […] participent d’une volonté commune de créer au sein des administrations une véritable culture de rendre des comptes. »
Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation, de la Réforme de l’Etat et de la Fonction publique a officialisé l’intention de la France de rejoindre l’Open Government Partnership (OGP). Elle a aussi rappelé le sens de l’open data : « Désormais, avec le numérique - véritable infrastructure au service de l’innovation - le droit d’accès aux données publiques et aux documents administratifs prend une nouvelle dimension. Il ne s’agit plus uniquement de rendre des comptes mais également de renouveler notre manière de concevoir, de produire et d’évaluer l’action publique. »
Francis Maude, secrétaire d’Etat au Secrétariat du Conseil des ministres, Royaume-Uni : « La transparence ne devrait pas être une option, un accessoire, quelque chose de sympa à avoir : c’est un élément de gouvernance fondamental. »
« Les données publiques appartiennent aux citoyens et non à l’Etat. »
« La transparence peut être très inconfortable pour les gouvernements lorsqu’elle met en lumière des pertes ou des échecs. Mais vous ne pouvez pas choisir ce sur quoi vous voulez bien être transparent. La transparence, c’est tout, ou rien, sans cela, ça ne fonctionne pas. »
Brendan Howlin, ministre de la Dépense publique et de la Réforme, Irlande : « Un large accès [aux données publiques] peut clairement être l’étincelle qui déclenche de nouvelles opportunités pour les entreprises, de nouveaux services, de nouveaux produits. Cela promeut aussi une plus grande participation citoyenne, accroit la transparence et la redevabilité, et améliore la qualité de vie. »
Henri Verdier, directeur d’Etalab (SGMAP), co-organisateur de la Conférence de Paris : de l’open data au Gouvernement ouvert.
Benjamin Ooghe-Tabanou, co-fondateur du collectif Regards Citoyens : « L’une de nos initiatives les plus connues, NosDeputes.fr et NosSenateurs.fr, essaie de concentrer toutes ces idées que l’open data, c’est la mise à disposition de données, mais c’est aussi le partage avec les autres et la possibilité pour d’autres d’enrichir ces informations. »
Rolf Alter, directeur de la Gouvernance publique et du développement territorial à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), à Paris : « Il n'y a pas un seul modèle de l'open data et de l'open government, chaque pays adapte le sien. »
Jean-Louis Missika, adjoint au maire de Paris : « Pour l’heure, toutes les données ne sont pas libérées, mais ça progresse. »
Geneviève Fioraso, secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, a annoncé le lancement de la première plateforme open data ministérielle data.enseignementsup-recherche.gouv.fr. Synchronisé avec la plateforme data.gouv.fr, ce nouvel outil met à disposition 23 jeux de données et 2,5 millions de lignes de données sur l’enseignement supérieur et la recherche, avec un historique de 20 ans.
Benoît Thieulin, président du Conseil National du Numérique (CNNum), co-organisateur de la Conférence de Paris : de l’open data au Gouvernement ouvert.
Joseph Powell (Royaume-Uni), directeur adjoint du secrétariat permanent de l’Open Government Partnership (OGP) : « Ce que nous avons appris au cours de ces 2 ans et demi d’existence de l’OGP, c’est que nous avons vraiment besoin d’ambition, d’engagement dans les plans d’action nationaux, pour aller au-delà de la routine. Il ne s’agit pas de « réemballer » des initiatives déjà en cours, mais bien d’ajouter des choses nouvelles, ambitieuses politiquement. »
Amira Yahyaoui, présidente de l’association Al Bawsala (Tunisie), a présenté une initiative citoyenne tunisienne emblématique en matière de gouvernement ouvert et de démocratie participative : la création du site marsad.tn, l’observatoire de l’assemblée constituante tunisienne. Initié par l’Al Bawsala, ce site permet notamment de suivre la participation des députés aux votes et leurs propositions.
Table ronde « Participation et démocratie : renforcer le pouvoir d’agir des citoyens », avec (de gauche à droite) : Rufus Pollock, fondateur et directeur de l’Open Knowledge Foundation (Royaume-Uni), Ania Calderon Mariscal, directrice générale de l'Innovation numérique, Présidence de la République, Mexique (co-président de l’OGP), Jean-Paul Delevoye, Président du Conseil Economique, Social et Environnemental, et Shankar Prasad, Co-Fondateur de Governance Lab, New York University.
Gavin Starks, directeur de l’Open Data Institute (Royaume-Uni) : « L’open data aujourd’hui est très similaire au web des années 1990. Il y a énormément d’excitation, d’activité autour de l’open data. Mais c’est un peu comme dire en 1995 : "Vous devriez avoir un site web et une adresse e-mail", et la plupart des gens vous regardaient en vous répondant : "Mais pourquoi ?". C’est très proche de là où nous en sommes avec l’open data. »
Rand Hindi, fondateur de la start-up française Snips, travaille sur un projet de sécurité routière prédictive, en croisant et modélisant les données : « Pour pouvoir prédire les risques d’accidents de la route, vous devez comprendre dans quel contexte ils surviennent. Ce contexte, cela peut être la topologie, la météo, des éléments culturels comme les bars ou les vacances… Et quand vous croisez ces données, vous voyez apparaître des modèles intéressants. »
Serge Lasvignes, secrétaire général du Gouvernement : « On ne peut pas cultiver la transparence comme une valeur en soi, il est de notre responsabilité de savoir quelle est la finalité, quel est l’objet. […] Le moment est venu de passer d’une sorte de transparence garantie mais passive, à une transparence active, c’est-à-dire finalisée, promue et organisée selon une logique d’offre. »
La Conférence de Paris : de l’open data au Gouvernement ouvert s’est poursuivie le 25 avril par une matinée contributive, autour de 6 ateliers de travail.
Table ronde « La donnée comme infrastructure: quelle ouverture pour les données et registres clés ? » animée par Simon Chignard (à gauche), avec (de gauche à droite) : Jacques Marzin, directeur interministériel des systèmes d'information et de communication de l'État (SGMAP), Pierre Chrzanowski, de l’Open Knowledge Foundation et consultant open data, Claude Penicand, directeur de la stratégie de l’IGN, Gaël Musquet, président d’OpenStreetMap France, et Xavier Barras, directeur Innovation et Technologie GS1 France.
Julien Rencki, secrétaire général pour la modernisation de l’action publique (SGMAP) : « L’open data est au cœur de la modernisation de l’action publique depuis son lancement, en 2012. […] Si l’open data s’appuie sur la modernisation de l’action publique, celle-ci est, en retour, nourrie par l’open data. C’est un puissant levier - et ça le sera encore davantage demain – pour réformer l’Etat. »
Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat au Numérique : « Cette conférence internationale s’inscrit dans un mouvement d’ampleur mondiale, radical sinon révolutionnaire. Un mouvement dans lequel l’information, la donnée n’est plus considérée comme un pouvoir à conserver jalousement, mais bien comme une ressource à partager, un bien commun, un vecteur aussi de création de richesses citoyennes, sociales et économiques. »
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